Articles de mfressard
Dans le passage
Je ne connais que ton visage
que pourrais-tu me donner d'autre quel autre gage
homme mon seul pays
et mon vrai paysage
en ces matins entr'ouvrant leurs rideaux
au croisement dans le passage
où nos ombres se frôlent
sans même se héler
chacun de nous tiré par ce qu'il faut qu'il tire
et n'imaginant plus
rien pouvoir donner ?
Pierre Morhange
Des mots d'espoir
Des mots d'espoir, des mots d'alarme
Des mots d'oubli, des mots de rêve
Des mots de chair, des mots de sang
Des mots, des mots - voici des mots
Peut-être qu'ils voudront te dire
A toi voulant les reconnaître
Les accueillir, les recevoir
Et les garder comme un refrain -
Peut-être qu'ils sauront te dire
Par d'autres lèvres que les miennes
Par d'autres jeux moins tâtonnants
Le sens aveugle qu'ils m'ont tu
Claude Sernet
On est toujours pauvre
On est toujours pauvre de ce qu'on désire et riche de renoncement. Malcolm de Chazal
Nous regardons les yeux d'un homme
Nous regardons les yeux d'un homme pour le connaître, et sa bouche pour le comprendre. Malcolm de Chazal
Quelque immense aurore
A tous ceux qui rejoignent le ciel, en silence, jour après jour... que l'on n'oublie pas...

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.
Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, celà n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.
Armand Sully Prudhomme



