Lecture Passion

 

   Quand nous mettons Jésus-Christ au coeur de notre vie, tout d'un coup, l'essentiel devient une évidence...

   Nous avons alors ce sentiment merveilleux d'une grande paix intérieure, d'en revenir à la simplicité des choses et de jouir pleinement de      l'instant présent... 

 

 

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Histoire d'une âme

 

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Thérèse de Lisieux

 

 

" Je t'assure que le Bon Dieu est bien meilleur que tu le crois,

Il se contente d'un regard, d'un soupir d'amour...

Pour moi je trouve la perfection bien facile à pratiquer,

parce que j'ai compris qu'il n'y a qu'à prendre Jésus par le Coeur..."

 

 Ste Thérèse de Lisieux -  " Histoire d'une âme "

 

 

 

Chiara Luce Badano

 

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" J'avais des projets personnels, mais Dieu avait les siens pour me garder avec lui. Vous ne pouvez imaginer quelle est ma relation avec Jésus maintenant! Il me semble qu'il m'appelle à quelque chose de plus, de plus grand…" 

"Peut-être vais-je rester sur un lit pendant des années. Je n'en sais rien. Pour moi, il n'y a que la volonté de Dieu qui importe: la faire bien, vivre l'instant présent, entrer dans le « jeu » de Dieu […] Un autre monde m'attend et je n'ai qu'à m'abandonner.

Je sens que je fais partie d'un projet splendide qu'on me dévoile peu à peu". 

 

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Chiara Luce Badiano  naît le 29 octobre  1971 à Sassello en Italie. A l'âge de 9 ans, elle fait la connaissance du mouvement des Focolari (mouvement catholique qui inscrira toute son enfance sous le signe de la mise en pratique de l'évangile dans son quotidien). En 1988, suite à une partie de tennis, Chiara ressent une vive douleur à l'épaule.  En mars 1989, elle découvre à l'hôpital la gravité de sa maladie, un cancer des os. Un mois plus tard elle devient paralysée des jambes. La médecine baisse les bras et affirme son impuissance. Chiara souffre atrocement. Elle sait que seul un miracle peut la sauver. Pourtant, elle écrit : "Je n’arrive pas à le demander. Peut-être que cela vient de mon impression que cela ne rentre pas dans sa volonté ? J’ai hâte d’aller au paradis…mais est-ce que ce n’est pas encore un attachement, quelque chose à perdre ? ".

Malgré sa maladie, elle reçoit des visites de ses amis et continue à suivre les activités des Focolari. Elle rencontre un ingénieur qui vit au Bénin et qui développe une mission pour les enfants, Chiara se passionne pour son entreprise et fait don de toutes ses économies pour cette œuvre. Quand la souffrance diminue elle confectionne des petits objets qu'elle donne ou vend pour la mission au Bénin.

Son état s’aggrave. La veille de sa mort, elle dit au revoir à ses amis : "Il faut avoir le courage de mettre de côté ambitions et projets qui détruisent le vrai sens de la vie, qui est seulement de croire à l’amour de Dieu."  Ses dernières paroles sont pour sa maman :"Ciao ! Sois heureuse, parce que je le suis.

Dimanche 7 octobre 1990, Chiara Luce rejoint le Ciel. Son dernier don sera celui de ses yeux qui, greffés, permettront à deux garçons de retrouver la vue. Les gens arrivent en foule chez les Badano. Malgré les larmes, c’est la fête : croyants et incroyants viennent auprès d’elle. Plus de deux mille personnes se rassemblent pour les funérailles. Les témoignages parlent d’une atmosphère de joie, de paradis.

Un ami confesse : « Pour la première fois, j’ai réussi à être sûr de l’amour de Dieu. »

Le samedi 25 septembre 2010 à Rome, elle accède à la la béatification.

 

 

Emmanuel Mounier

 

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" Enfant, je fus toujours plus sérieux que mon âge. Homme, je me sens enfant parmi les hommes..."

 

" C'était un de ces dimanches après-midi de dimanche parisien où la foule que l'on côtoie vous jette la banalité à la figure par bouffées qui nous feraient pleurer. Tout celà a été racheté  par un enfant de sept ans qui m'a donné un regard dont il ignora où il allait, et une famille d'ouvriers, le père et la mère, qui jouaient avec leurs enfants, sains, heureux, isolés, uniques, lumineux dans cette foule terne..."

" Les enfantillages ont un temps, l'enfance n'en a pas... A mesure que les années passent, il faut, pour la garder, la reconquérir sur l'hostilité de l'âge.. On verra bien si nous ne savons pas, au moins à quelques-uns, parer à l'invasion de l'âme bourgeoise. Nous demandons, au bout du compte, à être jugés là-dessus. "

" Le scandale régnera dans le monde tant que la masse des chrétiens ne pourra pas combattre sans réserves avec la masse des pauvres et des opprimés... Ce qu'il faut c'est que quelques-uns élisent domicile dans l'Absolu, portent les condamnations que personne n'ose porter, proclament l'impossible quand ils ne le peuvent réaliser et, s'ils sont chrétiens, ne se laissent pas, une fois de plus, avec leurs solutions de petit bourgeois, distancer par l'histoire..."

" Le spirituel commande le politique et l'économique. L'esprit doit garder l'initiative et la maîtrise de ses buts qui vont à l'homme par-dessus l'homme, et non pas au bien-être... "

" Je crois que dans le monde moderne qui est une fin du monde, la fin de l'époque bourgeoise, individualiste, qui a marqué les trois derniers siècles, le spirituel incarné est en grande partie mort, chez les gens mêmes qui le professent. Il ne s'agit pas de sauver ces formules mortes, il s'agit de redécouvrir un nouveau visage du spirituel."

" Notre rôle n'est pas plus aujourd'hui qu'hier de constituer un camp nouveau dans la concurrence des camps, mais bien, situés comme nous le sommes dans le "camp" du socialisme contre "le camp" de l'oppression et du désordre, de garder mobile cette marge, chaque jour grandissante, d'hommes qui veulent le socialisme, mais un socialisme qui n'écrase pas trois générations pour sauver les suivantes. "

" Une grande foi commence toujours par porter le fer et le feu. Elle atteste la pureté: il y aura toujours assez de volontaires pour les compromis..."

" Je crois à l'utopie, non pas celle où l'on s'évade, mais celle où l'on se projette avec une volonté de fer. Tôt ou tard, cette force donne son fruit. Ne cédons pas trop nous-mêmes aux ironies réalistes... "

Emmanuel Mounier

 

" Lutter pour en finir avec les violences anonymes et les égoïsmes massifs de la modernité, s'appuyer sur le bon côté de l'histoire pour la changer réellement, telle fut la décision qu'il avait prise a vingt ans, son chemin sans retour, car, malgré la persistance du vieux monde, malgré la remontée des haines, il est mort dans cette espérance...Le plus difficile à comprendre aujourd'hui et le plus nécessaire était cette énergie qui lui faisait traverser en riant le doute et le malheur et à laquelle on peut donner le nom de foi, à la condition d'entendre par ce mot autre chose qu'une adhésion explicite à Dieu et à l'Eglise, un inlassable élan vers l'avenir des hommes, qui est plus que l'homme..."

Jean-Marie Domenach

 

 

Lettre à une amie

 

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Fredo Krumnow, militant ouvrier, atteint d’un cancer, écrit à une amie en janvier 1974. il est en plein cœur de sa maladie. Il mourra quatre mois plus tard. Avec une sérénité poignante, il dit à la fois sa lutte, son goût de la vie et, en grande humilité, son acceptation de la mort. Il nous apprend qu’il faut vivre et mourir dans l’aujourd’hui de Dieu...

" Pour ma part, j’engage cette nouvelle année dans la foi et dans la joie. Cette période de maladie est pour moi un temps de grâce. Elle me fait vivre en plus grande harmonie avec moi-même et le Dieu en qui je crois et d’une façon plus intense que jamais. Bien sûr, ces derniers neuf mois ont été durs. Il n’y a pas de maladie sans souffrance et il faut la porter avec patience. Il n’y a pas de lutte sans difficultés et celle que je mène contre la maladie n’est pas facile. Mais comme toute lutte, elle est exaltante. (…)

La mort ne m’inquiète plus. Si elle vient, ce sera la volonté de Dieu et mon passage de ce monde à l’autre état hors du temps et de l’espace n’a pas plus d’importance que celui de tout homme et de toute femme qui passe dans l’au-delà, qu’il s’agisse du Vietnamien tué par une guerre insensée, du Chilien fusillé, de l’enfant du Sahel qui meurt de faim, des trente et un morts massacrés sur l’aérodrome de Rome, du copain ou de l’inconnu qui meurt sur la route ou de celui ou celle qui trépasse dans son lit.

Je vis déjà dans la main toute-puissante, la main amoureuse de Dieu. Cela me met beaucoup de paix dans le cœur et l’esprit. Je vis chaque jour qui vient comme un merveilleux don de Dieu et cela remplit intensément ma vie que d’apprécier à sa vraie valeur un rayon de soleil, de goûter pleinement une pomme de terre en robe de chambre, de découvrir admiratif toutes les richesses de la vie. Et cela est merveilleux…"

extrait du site "lemoineruminant.wordpress.com"

(Lettre à une amie, janvier 1974)
Source : Célébrer la mort et les funérailles, Desclée, 1980.

 

 

Charles de Foucauld

 

Charles de foucauld

 

Charles de Foucauld  naquit à Strasbourg le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.

Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, officier militaire, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:  "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse".

De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui".

Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth.

Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés". Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, "le frère universel". Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie" dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?".

Le soir du 1 décembre 1916, il fut assassiné pas une bande de pillards qui avait encerclé sa maison.

Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres:  après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.

Biographie- Vatican

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Ses Paroles:

« Il n'y a pas je crois, de parole d'Évangile qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci:

- "  Tout ce que vous faites à l'un de ces petits, c'est à moi que vous le faites ".

Si on songe que ces paroles sont celles de la Vérité incréée, celles de la bouche qui a dit:

- "  Ceci est mon corps... Ceci est mon sang... ",

avec quelle force on est porté à chercher et à aimer Jésus dans ces « petits », ces pécheurs, ces pauvres. »

(Lettre à Louis Massignon, 1er août 1916)

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« Les moyens dont il s'est servi à la Crèche, à Nazareth et sur la Croix sont : pauvreté, abjection, humilité, délaissement, persécution, souffrance, croix. Voilà nos armes, celles de notre époux divin qui nous demande de le laisser continuer en nous sa vie... Suivons ce modèle unique et nous sommes sûrs de faire beaucoup de bien, car, dès lors, ce n'est plus nous qui vivons mais lui qui vit en nous, nos actes ne sont plus nos actes à nous, humains et misérables, mais les siens divinement efficaces. »

(Lettre à Mgr Guérin, 15 janvier 1908, Correspondances Sahariennes, Cerf 1998, p.578)

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« Aimons Dieu puisqu'il nous a aimés le premier. » La Passion, le Calvaire, c'est une suprême déclaration d'amour. Ce n'est pas pour nous racheter que vous avez tant souffert, ô Jésus!... Le moindre de vos actes a un prix infini, puisque c'est l'acte d'un Dieu, et il aurait suffi surabondamment pour racheter mille mondes, tous les mondes possibles... C'est pour nous sanctifier, pour nous porter, nous tirer à vous aimer, librement, parce que l'amour est le moyen le plus puissant d'attirer l'amour; parce que aimer est le moyen le plus puissant de se faire aimer... »

(La Bonté de Dieu, Nouvelle Cité 1996, p. 194)

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« Cet homme qui passe et qui est pauvre, nu, voyageur, souffrant, ne nous demande rien, mais il est membre de Jésus, portion de Jésus, partie de Jésus; nous le laissons passer sans rien lui donner de ce dont il a besoin... C'est Jésus que nous avons laissé passer... »

(Aux plus petits de mes frères, Nouvelle Cité 1973, pp.92-93)

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« Je veux habituer tous les habitants, chrétiens, musulmans, juifs... à me regarder comme leur frère, le frère universel. Ils commencent à appeler la maison « la fraternité » et cela m'est doux. »

(Lettre à Madame de Bondy, Desclée de Brouwer 1966, 7 janvier 1902)

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« Toute notre existence, tout notre être doit crier l'Évangile sur les toits... Toute notre personne doit respirer Jésus, tous nos actes, toute notre vie doivent crier que nous sommes à Jésus, doivent présenter l'image de la vie évangélique. »

(La Bonté de Dieu, Nouvelle Cité 1996, p.285)

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« Mon apostolat doit être l'apostolat de la bonté; en me voyant, on doit se dire:

- "  Puisque ce homme est si bon, sa religion doit être bonne ".

« Si l'on demande pourquoi je suis doux et bon, je dois dire:

- "  Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi, si vous saviez combien est bon mon maître Jésus "...

Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:

- "  Si tel est le serviteur, comment donc est le maître? " »

(Carnets de Tamanrasset, 1909, Nouvelle Cité 1986, pp.188-189)

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« Lire et relire sans cesse l'Évangile pour avoir toujours devant l'esprit les actes, les paroles, les pensées de jésus, afin de penser, parler, agir comme Jésus, de suivre les exemples et les enseignements de Jésus et non les exemples et les manières du monde, auquel nous retombons si vite dès que nous détachons les yeux du Divin Modèle. »

(3 mai 1912, Lettre à Joseph Hours)

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« Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-Aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements; je veux bien qu'elles vous aiment, mon Dieu ( ... ) en tout cas, moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin, un besoin impérieux de conformité, de ressemblance et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie...

Etre riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un dur labeur: pour moi, je ne le puis, mon Dieu... Je ne puis aimer ainsi...

« Il ne convient pas que le serviteur soit plus grand que le maître. »

(La Dernière Place, Nouvelle Cité 1974, p.175)

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Pour moi, chercher toujours la dernière des dernières places, pour être aussi petit que le Christ, pour être avec lui, pour marcher derrière lui, pas à pas, en fidèle disciple, (…) pour vivre avec celui qui a vécu ainsi toute sa vie et m'en donne un tel exemple dans sa naissance. (…) 

« Il descendit avec eux et vint à Nazareth »: toute sa vie, il n'a fait que descendre, descendre en s'incarnant, descendre en se faisant petit enfant, descendre en obéissant, descendre en se faisant pauvre, délaissé, exilé, persécuté, supplicié, en se mettant toujours à la dernière place ».

(Voyageur dans la nuit, Nouvelle Cité 1979, p.208)

Le soir approche et déjà le jour baisse

 

Le soir approche et deja le jour baisse

 

 

"A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares".


Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste...


Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré.
Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.    

 

 

Une âme d'élite

 

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Marthe Robin, la "petite paysanne de la Drôme" est née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure.

Son union  au Christ Jésus donne sens et fécondité à sa vie. Elle vivra comme une carmélite dans sa petite ferme où elle est née.

Durant cinquante ans, clouée sur son lit de malade, elle offre de manière cachée toute sa personne, à l'exemple de Ste Thérèse de Lisieux, elle sera missionnaire d'amour...

Jésus la configure totalement à Lui par la stigmatisation en 1930. Elle a 28 ans...

Les foyers de charité sont nés de sa rencontre avec le Père Finet en 1936, ils sont aujourd'hui répandus dans le monde entier.

Le 6 février 1981, Marthe quitte ce monde après une longue vie de fidélité, dans l'offrande de ses souffrances, unie à Jésus...

" Servante inutile, du moins j'ai la sublime joie de travailler et de souffrir pour mon Dieu, de donner, de consumer, d'épuiser ma vie goutte à goutte, non dans l'éclat triomphal d'un jour, mais dans l'obscurité quotidienne d'une agonie sans gloire où l'humilité ne risque rien...Aussi j'embrasse chaque jour avec une nouvelle reconnaissance et une nouvelle joie l'immense tâche que m'a confiée le Rédempteur, et je le remercie de m'avoir si prodigieusement fait don de son calice, de sa couronne, de ses clous et de sa sainte Croix; de m'avoir si amoureusement donné à vivre et à continuer sa longue et douloureuse Agonie et toute sa Passion; d'avoir enfin si prodigieusement et si profondément imprimé en moi sa vie souffrante et eucharistique..."  Marthe Robin

 

Hymne de l'univers

 

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Prêtre, jésuite mais aussi géologue et paléontologue, Pierre Teilhard de Chardin a été un inlassable chercheur souvent malmené et censuré par la hiérarchie. Il est l’un des premiers à avoir proposé une synthèse évolutive de l’histoire de l’univers et de la vie telle qu’elle nous est expliquée aujourd’hui par la communauté scientifique et de l’avoir étendue à une dimension religieuse chrétienne.

Au milieu d’une œuvre parfois difficile, la Messe sur le Monde brille comme un diamant pur. Ce poème de feu aux rythmes envoûtants a été envisagé et conçu dès 1918 sur le Front, mais s’est déployé tout entier sous le soleil de l’Extrême Orient en 1923 où « Teilhard » grand voyageur fut saisi par l’immensité de la terre et de l’humanité.

En plein désert à l’heure où le soleil se lève, privé de dire la messe, le prêtre offre à Dieu sur l’autel de la terre entière, le travail et la peine du monde. Poème liturgique, ode à la création, consécration cosmique : l’hostie du monde s’élève et la matière subit lentement et irrésistiblement la grande transsubstantiation. L’univers en est transfiguré.

N’est-il pas troublant que le père Teilhard de Chardin soit mort le dimanche de Pâques ?

Librairie La Procure