Lecture Passion

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Michel Delpech

 

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Confronté à la maladie, Michel Delpech raconte, dans ce témoignage bouleversant, son rapport à la foi, à la théologie, sa passion, et à la mort. Une magnifique leçon de courage et de vie..

J'ai probablement toujours été chrétien. J'ai été baptisé peu après ma naissance, je suis allé au catéchisme, une belle cérémonie a été organisée pour ma première communion, et je conserve, comme tout le monde, des souvenirs très ennuyeux des messes de mon enfance. Dès que j'ai cessé d'être obligé d'assister à la messe, je n'y suis plus allé. A l'adolescence, je ne pensais plus à la religion. Je n'étais pas athée, mais Dieu ne faisait pas partie de ma vie qui avait basculé dans la musique.."  A lire absolument ! 

 

Gemma Galgani

 

 

Gemma galgani

 

" Gemma Galgani (1878-1903) est un véritable diamant de la "Fleur des saints", un personnage unique de l'Eglise. La vie de Gemma Galgani est un résumé de ce combat permanent, des tribulations de chaque âme. Simplement, chez elle, il fut porté au paroxysme. Ame prédestinée, Gemma accepta très tôt sa mission sans vraiment savoir de quoi il s'agissait. Dès la fin de son adolescence, elle voulut devenir religieuse passioniste. A l'âge de 20 ans, une paralysie des jambes -le mal de Pott- l'immobilisa. Comme si cela ne suffisait pas, elle fut ensuite terrassée par une tumeur au cerveau assortie d'une otite purulente. Sa vie spirituelle était déjà prodigieuse et, clouée au lit, elle entama une neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus et à Marguerite-Marie Alacoque. Elle se rétablit inexplicablement de tous ses maux. A partir de ce jour, bien plus reconnaissante au Christ qu'aux médecins, Gemma observa régulièrement l'heure sainte (tous les jeudis soirs, de 23h à minuit), habitude qui l'emporta vers une dévotion constante du Christ. Et comme tous les stigmatisés, c'est un vendredi, en mars 1901, en priant devant son crucifix, qu'elle ressentit la flagellation sur sa chair. Sa mère adoptive la retrouva gisant au sol, le dos ensanglanté et strié de coups. Par la suite, Gemma Galgani allait revivre la Passion du Christ tous les jeudis à partir de 20 heures et ce jusqu'au vendredi 15 heures. De tous les stigmatisés, elle a été la seule à voir son Ange gardien en permanence. Pierre Jovanovic

"Parmi les grandes figures spirituelles ayant été particulièrement fascinées par Gemma Galgani, citons un martyr, Saint Maximilien Kolbe, et deux stigmatisés, Saint Pio de Pietrelcina et Marthe Robin. Gemma Galgani fut canonisée en 1940 par Pie XII; elle est fêtée le 16 mai." Philippe Plet

 

Padre Pio

 

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Fêté le 23 septembre, saint Pio de Pietrelcina (1887-1968) fut configuré au Christ jusqu'aux stigmates. Sa vie : prière, sacrifice, charité.

Personnage très populaire dans l’Église catholique, Padre Pio a vécu pendant cinquante ans avec les plaies du Christ. Un jour de septembre 1918, un événement important change sa vie. Alors qu’il prie dans la petite église du monastère, il reçoit les stigmates du Christ : deux plaies aux mains, deux autres aux pieds, et la dernière, en forme de croix, au thorax. Le jeune frère est le premier prêtre à recevoir les blessures de la crucifixion, sept cent ans après le fondateur de sa famille spirituelle , François d’Assise (qui, lui, n’était pas prêtre mais diacre). Surpris par un tel cadeau de son Seigneur, et meurtri dans sa chair, il n’en dit rien, s’estimant trop indigne. Il écrit dans une lettre, le 20 mai 1919 : « Je sens continuellement en mon intérieur un feu qui me brûle, mon cœur est envahi par une flamme. »

Padre Pio affirmait que la vie était un calvaire qu’il nous convenait de gravir joyeusement. Sa santé ne fut jamais très florissante, surtout au cours des dernières années de sa vie. Il mourut serein le 23 septembre 1968, à l’âge de 81 ans, en prononçant ces deux mots : « Jésus, Marie ». Ses funérailles furent célébrées en présence d’une foule innombrable. Sa renommée de sainteté et ses miracles se répandirent encore plus après sa mort. (source Aleteia)

 

Elisabeth de la Trinité

 

A la lumière de l'éternité...

 

Elisabeth de la trinite

 

" Vivre avec Jésus, c'est un coeur-à-coeur pour toute une vie... c'est ne plus savoir qu'aimer... c'est avoir les yeux dans les siens, la pensée hantée par lui, le coeur tout pris, tout envahi, comme hors de soi et passé en lui, l'âme pleine de son âme, pleine de sa prière, tout l'être captivé et donné...

J'ai compris que je n'avais qu'à l'aimer, qu'à me laisser aimer, et cela tout le temps, à travers toutes choses. J'allais à lui, comme le petit enfant à sa mère, pour qu'il comble, qu'il envahisse tout, et qu'il me prenne et m'emporte en ses bras. Il me semble qu'il faut être si simple avec le bon Dieu...

Ah ! Que le maître te révèle sa divine présence, elle est si suave et si douce, elle donne tant de force à l'âme ; croire que Dieu nous aime au point d'habiter en nous, de se faire le Compagnon de notre exil, le Confident, l'Ami de tous les instants... Je demande au Seigneur d'être lui-même ton Ami ; qu'il fasse en ton âme un petit ciel où il puisse reposer avec bonheur...

Il me semble que rien ne peut distraire de lui, lorsqu'on n'agit que pour lui, toujours en sa sainte présence, sous ce divin regard qui pénètre dans le plus intime de l'âme; même au milieu du monde on peut l'écouter dans le silence d'un coeur qui ne veut être qu'à lui...

Ne craignez donc point pour cette heure par laquelle nous devrons tous passer. La mort, c'est le sommeil de l'enfant s'endormant sur le coeur de sa mère... A cette dernière heure de mon exil, à ce beau soir de ma vie, comme tout me paraît grave sous la lumière qui me vient de l'éternité... Je voudrais pouvoir me faire entendre à toutes les âmes, pour leur dire la vanité, le néant de ce qui passe sans être fait pour Dieu... "

Elisabeth de la Trinité

 

Claire de Castelbajac

 

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L'Appel à la sainteté
Née le 26 octobre 1953 à Paris dans une famille profondément chrétienne originaire du Sud-Ouest, Claire bénéficie d’une éducation soignée. La foi s’enracine en son âme comme dans la terre de la campagne gersoise qui l’entoure. Elle passe une enfance paisible sous le regard de Dieu qu’elle sait être un Père plein d’amour et de tendresse qui veille sur elle depuis son baptême. Dès son plus jeune âge, Claire a conscience que sa vie de baptisée doit rimer avec un premier appel : celui de la sainteté. À 8 ans et demi, elle dit ainsi : « Papa, vous savez ce que je veux être plus tard ? […] Je veux être sainte, voilà ! » Une sainteté concrète, quotidienne, laborieuse parfois qui oriente sa vie vers les autres et vers Dieu. Claire s’y attèle avec son courage d’enfant, puis sa détermination d’adolescente, une fois que l’entrée en 6ème l'amène à partir en pension à Toulouse, chez les religieuses du Sacré-Cœur. Elle y découvre alors, dans la vie commune et la lutte contre son caractère bouillonnant, l’exigence d'une vie de charité authentique.  

À la suite du crucifié
Même si son tempérament enthousiaste ne le laisse que peu transparaître, Claire rencontre très tôt la souffrance et la maladie (congestion pulmonaire, diphtérie, etc.). Une infection digestive à l’âge de quatre ans lui laisse des séquelles douloureuses : régimes stricts, opérations, maux de ventre. À cela s’ajoutent une santé fragile et, au moment de passer son baccalauréat, une sciatique qui la cloue sur un lit d’hôpital quatre longs mois. De plus, sa très grande sensibilité et une certaine vulnérabilité affective lui font ressentir avec une acuité particulière les détresses et les maux qui l’entourent, ajoutant ainsi parfois aux épreuves physiques une grande souffrance intérieure. Dans ces difficultés, Claire découvre, selon l’expression de saint François de Sales, qu’ « Il faut fleurir où Dieu nous a semés. » C’est dans les sacrements, l’Eucharistie en particulier, qu’elle trouve le ressort intérieur pour accueillir la vie telle qu’elle s’offre à elle.  

Pauvres, petits, pécheurs... mais sauvés

En 1972, une fois son bac en poche, Claire quitte le petit univers où elle a grandi pour aller faire, à Rome, l’Institut Central de Restauration, une école de restauration d’œuvres d’art dont elle a réussi le concours d’entrée. Elle y est confrontée à un monde inconnu où règne un plaisir facile bien éloigné de la vie de foi belle et exigeante qui l’avait portée jusque-là. Les tentations se succèdent... La jeune femme résiste avec force pour défendre sa pureté face aux assauts des garçons, puisant dans sa grande piété mariale le secours dont elle a besoin. Elle a le profond désir de rester pure pour celui qu’elle épousera. Si elle ne succombe pas à cette tentation, l’isolement et la solitude l’amènent progressivement à s’enfermer dans des amitiés qui ne la soutiennent pas dans sa foi. Privée de ses repères et soutiens traditionnels, grisée par une liberté illusoire, Claire, enivrée par sa vie de jeune étudiante, se laisse aller au gré de ses fantaisies. Sans rythme ni horaire, elle ne prend plus le temps de prier et tombe dans une période de grande tiédeur spirituelle. Elle est même près d’être renvoyée de son école.   

Quand Dieu nous tend la main

Claire réalise soudain que le bonheur factice dans lequel elle vit lui a fait perdre la joie. Peu à peu, elle se reprend et tente de retrouver une vie plus régulière aux plans humain et spirituel. Elle écrit en juillet 1974 : « J’aime tout le monde et j’ai envie de rendre tout le monde heureux… Je me sens pleine de joie, de Dieu et d’amour pour tout le monde. » L’occasion d’un pèlerinage en Terre Sainte, en septembre, lui permet de mettre ses pas dans ceux du Christ et de réveiller sa foi. Elle vit très profondément ce séjour et découvre une intimité avec le Seigneur qui la bouleverse durablement : « Je suis en train de me convertir complètement, de creuser ma foi, de trouver son vrai sens. » Consciente de sa faiblesse et de sa chute récente, elle se laisse éblouir par la miséricorde du Père qui n’abandonne jamais ses enfants : « Je commence à saisir le sens du mot Amour de Dieu : il ne faut pas, je crois, se passionner pour des questions adjacentes mais tout pointer vers Dieu et que vers Lui. » À son retour en Italie pour la rentrée scolaire, elle est transfigurée de joie.  
Son école l’envoie alors à Assise pour restaurer les fresques de Simone Martini dans la basilique Saint-François, en particulier les fresques de sa sainte patronne, Claire d’Assise, celle de saint Martin et celle du miracle de l’hostie. Ce travail, calme et minutieux, lui permet d’assimiler en profondeur les grâces reçues en Terre Sainte. L’étudiante loge alors chez des bénédictines. Claire y mène une vie de prière, lit et médite la Bible dans le calme et le silence. Elle s’interroge sur sa vocation sans y voir encore assez clair pour se déterminer. Elle se rend profondément disponible, accueille l’instant présent et n’attend pas pour vivre pleinement chaque minute que Dieu lui donne. Quelques jours avant sa dernière maladie, elle dira encore à sa mère : « Je suis heureuse ! J’aime tellement la vie ! Mais vous rendez-vous compte combien je suis heureuse ? Combien Dieu est bon ! […] Je suis mûre pour de grandes choses mais je ne sais pas lesquelles. »  

Une louange vivante à Dieu

Le 22 janvier 1975, à l’hôpital de Toulouse, vers 17 heures, Claire rejoint la Maison du Père, âgée de 21 ans, emportée en quelques jours par une méningite foudroyante que rien ne laissait prévoir. Elle était prête. Peu de temps auparavant, elle déclarait : « Je suis tellement heureuse que si je mourais maintenant, je crois que j’irais tout droit au Ciel, puisque que le Ciel c’est la louange de Dieu et j’y suis déjà. » Son corps repose dans l’abbaye cistercienne de Boulaur (Gers).     

 

Léon Bloy

 

 

Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu - KTO - ktotv.com  (vidéo)

Un spectre hante la France littéraire à la charnière du xixe et du xxe siècle. Sa plume est trempée dans le vitriol, sa foi sans compromis, sa pauvreté non fein­te et sa fureur torrentielle. Quant à sa noto­riété littéraire, d’abord à l’om­bre de Barbey d’Aurevilly, Villiers de L’Isle-Adam, de Mais­tre ou ­Huysmans qui furent ses maîtres, elle est en partie liée à son humeur, mauvaise, contre tous les écrivains à la mode qu’il conspue sans relâche. Polémiste tourmenté contre son siècle ennemi de Dieu, Léon Bloy (1846-1917) vitupère les « catins des lettres » : Emile Zola, bien sûr, « iconographe de la décadence », mais aussi Paul Bourget ou Guy de Maupassant, ne respectant que Baudelaire et Verlaine. « En comparaison de Bloy, écrivait le grand critique Pascal Pia, le Bernanos des jours d’orage n’est encore que miel et confiture de roses. » Léon Bloy ne cesse de cultiver ce paradoxe, souligné par Pierre Glaudes dans son bel essai Léon Bloy, la littérature et la Bible (1) : il vit pour l’écriture et non pour la littérature. Quand il évoque cette dernière, il n’est pas dans la demi-mesure : la litté­rature, sans « enthousias­me » et sans Dieu, n’est plus que « la plus vile des créatures et la plus déshonorante des inventions qui abrutissent […]. Athée, fille d’athées, mère d’athées, trois fois sacrilège, soixante-dix-sept fois marquise de la luxure et de l’impiété, cette littérature est devenue quelque chose comme le vomissement des siècles sur le fumier définitif de la pensée et du langage. »

L’homme, que la conversion au catho­licisme, à 23 ans, marqua au fer rouge, n’est guère conciliant, acharné à se forger des hai­nes, que ce soit celles qu’il inspirait ou celles qu’il dégor­geait. A s’enivrer des textes de Bloy, qui se disait « chrétien des catacombes », et à dévorer la remarquable biographie que lui consacre aujourd’hui Emmanuel Godo, on comprend que la précarité dans laquelle l’auteur du Sang du pauvre se débattit toute sa vie fut plus qu’un état social : le complet dénuement, à la fois subi et recherché, entretint sa colère. ­Journaliste pour survivre, il fut successivement ­viré de L’Univers en 1874, puis du Figaro en 1884 — journaux catholiques pourtant, mais qui se méfiaient de ce chien enragé. Il était aussi en délicatesse avec Le Chat noir, trop carnavalesque à son goût, et qui en 1882 l’avait caricaturé, dans un dessin d’Uzès, en moine-­soldat. Viré enfin de Gil Blas, en 1895. La presse moderne, qu’il dévorait pourtant avidement, comme une nauséeuse documentation, il la définit simplement : « Le cul et la galette, tel est le diptyque du journalisme contemporain. » « Quand je veux savoir les dernières nouvelles, écrit-il ­encore, avec humour, je lis saint Paul. » L’âge d’or de la grande presse est pour lui un autre cercle de l’enfer.

Alors, c’est son Journal à lui qu’il écrit. Il a une faim et une soif « furieu­ses de la gloire de Dieu » et, dans le seul ­périodique qu’il lance lui-même — au titre évocateur : Le Pal —, il déclare : « J’ai longtemps cherché le moyen de me rendre insupportable à mes contem­porains. » Cet « écorcheur » — selon l’expression de Rémy de Gourmont, qui le disait aussi « prophète » — y réussit parfaitement… Il existe, pour lui, tant de motifs de colère : la Science, l’Industrie, le Riche. Et l’Eglise « visible », qui « bazarde Jésus-Christ », celle des bourgeois qui invoquent « le bon Dieu » pour ensuite le congédier, « quitte à le reprendre le jour même ». « Je n’écris que pour Dieu », scande-t-il. Dieu, son seul inspirateur, son seul lecteur et son seul censeur. L’homme est difficile à suivre parfois, comme en témoigne cet échange, qu’on peut lire dans la première partie du Journal (titrée « Le mendiant ingrat »), à la date du 11 décembre 1894 : « Il n’y a rien à faire avec vous, m’a dit une dame [Rachilde], vous marchez dans l’Absolu. — Dans quoi voulez-vous donc que je marche ? ai-je répondu. »

A la fin de sa vie, Léon Bloy verra dans les catastrophes — le naufrage du Titanic, l’incendie du bazar de la Cha­rité — le châtiment de Dieu, jusqu’à l’ultime séisme de la guerre de 14-18. Mais ce grand désespéré n’est pas qu’un pamphlétaire, comme l’ont étiqueté beaucoup, pas plus qu’un « écrivain catho­lique », label dont il se défendait. Il se situait au-delà, dans les vertigineuses tourmentes de la croyance, dans l’enthousiasme d’un christianisme dont il fut sans doute le dernier croisé halluciné.

 

(1) Léon Bloy, la littérature et la Bible, de Pierre Glaudes, éd. Les Belles Lettres/Essais, 464 p., 35 €.

Lire aussi : Essais et pamphlets, de Léon Bloy, édition établie par Maxence Caron, éd. Bouquins/Laffont, 1 600 p., 34 €. Jeanne et Léon Bloy. Une écriture à quatre mains, de Natacha Galpérine, éd. du Cerf, 416 p., 29 

Léon Bloy Éd. du Cerf, 352 p., 24 €.

Charles Péguy

 

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« La petite Espérance s'avance entre ses deux grandes sœurs
et on ne prend pas seulement garde à elle.


Sur le chemin du salut, sur le chemin charnel, sur le chemin
raboteux du salut, sur la route interminable, sur la route
entre ses deux sœurs la petite espérance
S'avance.


Entre ses deux grandes sœurs.
Celle qui est mariée.
Et celle qui est mère.
Et l'on n'a d'attention, le peuple chrétien n'a d'attention
que pour les deux grandes sœurs.


La première et la dernière.
Qui vont au plus pressé.
Au temps présent.
A l'instant momentané qui passe.
Le peuple chrétien ne voit que les deux grandes sœurs, n'a
de regard que pour les deux grandes sœurs.
Celle qui est à droite et celle qui est à gauche.
Et il ne voit quasiment pas celle qui est au milieu.


La petite, celle qui va encore à l'école.
Et qui marche.
Perdue dans les jupes de ses sœurs.
Et il croit volontiers que ce sont les deux grands
qui traînent la petite par la main.
Au milieu.
Entre les deux.
pour lui faire faire ce chemin raboteux du salut.


Les aveugles qui ne voient pas au contraire.
Que c'est elle au milieu qui entraîne ses grandes sœurs.
Et que sans elle elles ne seraient rien.
Que deux femmes déjà âgées.
Deux femmes d'un certain âge.
Fripées par la vie.


C'est elle, cette petite, qui entraîne tout. »

Charles Péguy

 

(Ed. Gallimard, coll. La Pléiade, Œuvres poétiques complètes, pp. 176-177)

 

Frère Marcel Van

 

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Joachim Nguyen Tân Van (1928-1959), de son nom de religieux Frère Marcel, a laissé dans ses écrits un témoignage poignant sur l'époque tourmentée de la fin de l'Indochine française. Il nous conduit à l'espérance et au partage comme seul un pauvre peut le faire.

Né dans un village catholique du Nord du Vietnam, Van vécut ses derniers jours dans un camp de rééducation communiste, dont il avait tenté de s'échapper pour rapporter l'Eucharistie à ses compagnons de captivité. Le désir de Dieu et de la sainteté oriente toute sa vie depuis l'enfance. Victime de mauvais traitements dans sa jeunesse, il comprit que sa mission serait de " transformer la souffrance en joie ".

Découvrant Thérèse de Lisieux à l'âge de quatorze ans, Van se mit à son école et apprit d'elle à se confier en toutes choses à l'amour infini du Père. Il accepta de devenir comme elle un " apôtre caché de l'Amour ", entrant comme frère servant dans la Congrégation du Très Saint Rédempteur et offrant sa vie en union avec le Christ pour l'Eglise, la paix, les enfants et les pécheurs.

Ce livre donne un regard d'ensemble sur son parcours et sur les nombreux écrits recueillis par son directeur spirituel, le Père Antonio Boucher. Dieu nous appelle par Jésus à entrer dans le mystère de son " infinie pauvreté " pour que le monde croie et soit sauvé. Le procès de béatification de Marcel Van a été ouvert en 1997.

 

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