Lecture Passion

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Une âme d'élite

 

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Marthe Robin, la "petite paysanne de la Drôme" est née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure.

Son union  au Christ Jésus donne sens et fécondité à sa vie. Elle vivra comme une carmélite dans sa petite ferme où elle est née.

Durant cinquante ans, clouée sur son lit de malade, elle offre de manière cachée toute sa personne, à l'exemple de Ste Thérèse de Lisieux, elle sera missionnaire d'amour...

Jésus la configure totalement à Lui par la stigmatisation en 1930. Elle a 28 ans...

Les foyers de charité sont nés de sa rencontre avec le Père Finet en 1936, ils sont aujourd'hui répandus dans le monde entier.

Le 6 février 1981, Marthe quitte ce monde après une longue vie de fidélité, dans l'offrande de ses souffrances, unie à Jésus...

" Servante inutile, du moins j'ai la sublime joie de travailler et de souffrir pour mon Dieu, de donner, de consumer, d'épuiser ma vie goutte à goutte, non dans l'éclat triomphal d'un jour, mais dans l'obscurité quotidienne d'une agonie sans gloire où l'humilité ne risque rien...Aussi j'embrasse chaque jour avec une nouvelle reconnaissance et une nouvelle joie l'immense tâche que m'a confiée le Rédempteur, et je le remercie de m'avoir si prodigieusement fait don de son calice, de sa couronne, de ses clous et de sa sainte Croix; de m'avoir si amoureusement donné à vivre et à continuer sa longue et douloureuse Agonie et toute sa Passion; d'avoir enfin si prodigieusement et si profondément imprimé en moi sa vie souffrante et eucharistique..."  Marthe Robin

 

Hymne de l'univers

 

9782757850268

 

Prêtre, jésuite mais aussi géologue et paléontologue, Pierre Teilhard de Chardin a été un inlassable chercheur souvent malmené et censuré par la hiérarchie. Il est l’un des premiers à avoir proposé une synthèse évolutive de l’histoire de l’univers et de la vie telle qu’elle nous est expliquée aujourd’hui par la communauté scientifique et de l’avoir étendue à une dimension religieuse chrétienne.

Au milieu d’une œuvre parfois difficile, la Messe sur le Monde brille comme un diamant pur. Ce poème de feu aux rythmes envoûtants a été envisagé et conçu dès 1918 sur le Front, mais s’est déployé tout entier sous le soleil de l’Extrême Orient en 1923 où « Teilhard » grand voyageur fut saisi par l’immensité de la terre et de l’humanité.

En plein désert à l’heure où le soleil se lève, privé de dire la messe, le prêtre offre à Dieu sur l’autel de la terre entière, le travail et la peine du monde. Poème liturgique, ode à la création, consécration cosmique : l’hostie du monde s’élève et la matière subit lentement et irrésistiblement la grande transsubstantiation. L’univers en est transfiguré.

N’est-il pas troublant que le père Teilhard de Chardin soit mort le dimanche de Pâques ?

Librairie La Procure

 

Le petit journal de soeur Faustine

 

Sainte faustine

 

Le message de Jésus à Ste Faustine s'adresse au monde entier : "Aujourd'hui, je t'envoie, avec ma miséricorde, à toute l'humanité. Je ne veux pas punir l'humanité qui souffre, mais je veux la guérir, la serrer contre mon coeur miséricordieux." 

Ecrit sous forme de mémoires, il concerne les quatre dernières années de vie de soeur Faustine. On y trouve une présentation de la profondeur de sa vie spirituelle ainsi que l'illustration du dégré élevé de l'union de son âme avec Dieu. 

"L'Eglise porte la miséricorde de Dieu. Exercer cette miséricorde est sa tâche."
Extrait de la préface de Mgr André Vingt-Trois. 

 

Refus d'obéissance

 

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Un texte bouleversant dans lequel Jean Giono livre, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, un véritable plaidoyer pour la paix...

" Je ne peux pas oublier la guerre.  Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. Ce soir est la fin d'un beau jour de Juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés.  L'air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes...Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marque... " Jean Giono

 

Jour et nuit

 

Jean lafrance

 

Dernières méditations, ouvrage posthume, "Jour et Nuit" sera reçu en 1992 comme un testament spirituel...

L"auteur qui s'est constamment tu sur lui-même, comprend maintenant qu'il doit partager son expérience propre... Touches discrètes qui soulèvent à peine un coin du voile... Mais l'essentiel apparaît, transparaît... On connaissait le maître de prière, on découvre l'homme d'oraison...

" Ce sont surtout les épreuves qui nous apprennent à prier... Nous ne sommes jamais assez plongés au fond de la détresse pour crier vers Dieu, car un cri qui vient des profondeurs est toujours exaucé... Dans sa course stupide où le monde roule vers sa perte, deux bouts de bois en forme de croix sont plantés au centre de la sphère, pour l'empêcher d'aller vers l'abîme... Cette croix, c'est Jésus en prière, suppliant le Père pour ses frères:  Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !  Dès qu'un homme a été marqué au fer rouge par cette prière de Jésus, il ne peut jamais plus l'oublier, elle le brûle comme un feu dans ses entrailles et ne lui laisse aucun repos... "

Tombé malade, Jean Lafrance né en 1931, s'est éteint le 14 mars 1991 à la Maison des Petites Soeurs des Pauvres de Roubaix...

 

Michel Delpech

 

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Confronté à la maladie, Michel Delpech raconte, dans ce témoignage bouleversant, son rapport à la foi, à la théologie, sa passion, et à la mort. Une magnifique leçon de courage et de vie..

J'ai probablement toujours été chrétien. J'ai été baptisé peu après ma naissance, je suis allé au catéchisme, une belle cérémonie a été organisée pour ma première communion, et je conserve, comme tout le monde, des souvenirs très ennuyeux des messes de mon enfance. Dès que j'ai cessé d'être obligé d'assister à la messe, je n'y suis plus allé. A l'adolescence, je ne pensais plus à la religion. Je n'étais pas athée, mais Dieu ne faisait pas partie de ma vie qui avait basculé dans la musique.."  A lire absolument ! 

 

Gemma Galgani

 

 

Gemma galgani

 

" Gemma Galgani (1878-1903) est un véritable diamant de la "Fleur des saints", un personnage unique de l'Eglise. La vie de Gemma Galgani est un résumé de ce combat permanent, des tribulations de chaque âme. Simplement, chez elle, il fut porté au paroxysme. Ame prédestinée, Gemma accepta très tôt sa mission sans vraiment savoir de quoi il s'agissait. Dès la fin de son adolescence, elle voulut devenir religieuse passioniste. A l'âge de 20 ans, une paralysie des jambes -le mal de Pott- l'immobilisa. Comme si cela ne suffisait pas, elle fut ensuite terrassée par une tumeur au cerveau assortie d'une otite purulente. Sa vie spirituelle était déjà prodigieuse et, clouée au lit, elle entama une neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus et à Marguerite-Marie Alacoque. Elle se rétablit inexplicablement de tous ses maux. A partir de ce jour, bien plus reconnaissante au Christ qu'aux médecins, Gemma observa régulièrement l'heure sainte (tous les jeudis soirs, de 23h à minuit), habitude qui l'emporta vers une dévotion constante du Christ. Et comme tous les stigmatisés, c'est un vendredi, en mars 1901, en priant devant son crucifix, qu'elle ressentit la flagellation sur sa chair. Sa mère adoptive la retrouva gisant au sol, le dos ensanglanté et strié de coups. Par la suite, Gemma Galgani allait revivre la Passion du Christ tous les jeudis à partir de 20 heures et ce jusqu'au vendredi 15 heures. De tous les stigmatisés, elle a été la seule à voir son Ange gardien en permanence. Pierre Jovanovic

"Parmi les grandes figures spirituelles ayant été particulièrement fascinées par Gemma Galgani, citons un martyr, Saint Maximilien Kolbe, et deux stigmatisés, Saint Pio de Pietrelcina et Marthe Robin. Gemma Galgani fut canonisée en 1940 par Pie XII; elle est fêtée le 16 mai." Philippe Plet

 

Padre Pio

 

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Fêté le 23 septembre, saint Pio de Pietrelcina (1887-1968) fut configuré au Christ jusqu'aux stigmates. Sa vie : prière, sacrifice, charité.

Personnage très populaire dans l’Église catholique, Padre Pio a vécu pendant cinquante ans avec les plaies du Christ. Un jour de septembre 1918, un événement important change sa vie. Alors qu’il prie dans la petite église du monastère, il reçoit les stigmates du Christ : deux plaies aux mains, deux autres aux pieds, et la dernière, en forme de croix, au thorax. Le jeune frère est le premier prêtre à recevoir les blessures de la crucifixion, sept cent ans après le fondateur de sa famille spirituelle , François d’Assise (qui, lui, n’était pas prêtre mais diacre). Surpris par un tel cadeau de son Seigneur, et meurtri dans sa chair, il n’en dit rien, s’estimant trop indigne. Il écrit dans une lettre, le 20 mai 1919 : « Je sens continuellement en mon intérieur un feu qui me brûle, mon cœur est envahi par une flamme. »

Padre Pio affirmait que la vie était un calvaire qu’il nous convenait de gravir joyeusement. Sa santé ne fut jamais très florissante, surtout au cours des dernières années de sa vie. Il mourut serein le 23 septembre 1968, à l’âge de 81 ans, en prononçant ces deux mots : « Jésus, Marie ». Ses funérailles furent célébrées en présence d’une foule innombrable. Sa renommée de sainteté et ses miracles se répandirent encore plus après sa mort. (source Aleteia)