Créer un site internet

Témoins de vie

 

Pere frechet

 

 

 

" La tristesse n'est pas chrétienne, les chrétiens tristes sont des imposteurs..."

Georges Bernanos

 

 

 

 

 

 

 

Inde : Père Bernard Digal

 

 

Le 25 août 2008, dans la vague de violence déclenchée par les radicaux hindous, le père Bernard Digal, de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar dans l’État d’Odisha (auparavant appelé Orissa), en Inde, a été attaqué et battu. Il est mort à l’hôpital un peu plus d’un mois plus tard, le 28 octobre, des blessures graves reçues à la tête. 

Tout au long de sa vie, le père Bernard a fait preuve de détermination et de courage, en témoignant et mourant pour le Christ. Il est mort dans un véritable esprit chrétien, ayant pardonné à ses ennemis et persécuteurs immédiatement après l’attaque. 

Le père Bernard a été le premier prêtre à être assassiné dans la campagne de violence antichrétienne en Odisha. 

 

 Action de l'AED : En 2008, l’État d’Odisha a subi l’une des flambées de persécution les plus terribles de ces derniers temps. Plus de 4500 maisons chrétiennes et 250 églises ont été incendiées et détruites. Plus d’une centaine de personnes auraient été assassinées dans les attaques. L’AED a contribué à la construction et la reconstruction d’un grand nombre d’églises et autres bâtiments importants en Odisha, comme le centre paroissial de Birmitrapur ou une maison de formation missionnaire. En 2018, l’AED a soutenu la construction de 71 églises et chapelles, dans toute l’Inde.

 

Un nationalisme oppressant pour les chrétiens

 

Il n’est pas facile d’être chrétien en Inde aujourd’hui. La foi est un motif d’insécurité sur 90 % du territoire. Les violences contre les chrétiens sont en augmentation, les églises sont attaquées et brûlées. La principale menace vient du nationalisme hindou. 

« En Inde, un nombre considérable de chrétiens appartiennent aux castes inférieures et aux groupes ethniques autochtones, la plupart d'entre eux étant originaires de régions reculées et arriérées du pays », explique le père jésuite Cédric Prakash, fondateur de Prashant, le Centre jésuite pour les droits de l’homme, la justice et la paix, basé à Ahmedabad. « L’intimidation, le harcèlement et le dénigrement des chrétiens par des groupes nationalistes proches de l’idéologie Hindutva se poursuivent avec une régularité effrayante. […] L’Hindutva n’a rien à voir avec l’hindouisme dominant, qui est dans l’ensemble plutôt tolérant. Il y a un très faible pourcentage d’Indiens qui souscrivent à l’idéologie Hindutva, mais aujourd’hui ils contrôlent les rênes du pouvoir au niveau du gouvernement central et de certains États indiens. »

Prions pour les chrétiens envers lesquels les violences ne faiblissent pas. Pour la formation des prêtres, des religieuses et des laïcs. Qu’ils soient les piliers de l’Église catholique qui se développe malgré les violences anti-chrétiennes.

Interview réalisée par l'AED en janvier 2020

https://don.aed-france.org/careme-temoin9

 

Mali : Sœur Gloria Cecilia Narváez

 


© AFP

 

Le 7 février 2017, cinq hommes armés sont entrés dans le couvent des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée à Karangasso, au Mali. L’un portait une machette et les autres avaient des armes à feu. Ils ont volé l’ambulance appartenant au dispensaire et les ordinateurs, avant d’enlever l’une des quatre sœurs, la Supérieure, Sœur Gloria Cecilia Narváez. Celle-ci s’occupait des enfants orphelins de la paroisse et offrait son soutien aux femmes locales, leur donnant dans le même temps des formations pratiques.

Âgée de 56 ans et de nationalité colombienne, Sœur Gloria est Supérieure d’une communauté composée de trois autres sœurs de Colombie et d’une sœur du Burkina Faso. Elles ont travaillé dans une station missionnaire dans la région de Sikasso, à environ six heures de voyage au sud-est de Bamako, la capitale du pays. Au total, Sœur Gloria travaillait depuis 12 ans sur le continent africain, dont six ans au Bénin et six ans au Mali

 

 

 

Action de l'AED : De nombreuses congrégations religieuses en Afrique sont impliquées dans des projets de soutien pour les femmes vivant dans des conditions difficiles. Parfois les situations sont aussi dangereuses que celle à laquelle Sœur Gloria était confrontée. En 2018, l’AED a soutenu la formation et l’apostolat de 3470 religieuses en Afrique.

 

Une journée de prière pour la libération de Sœur Gloria

 

Le 7 février dernier, l’Église catholique du Mali a organisé une journée de prière pour la libération de Sœur Gloria. Cette journée a impliqué neuf paroisses du diocèse de Sikasso, conduit par Mgr Jean-Baptiste Tiama. C’est là qu’œuvrait Sœur Gloria, au service de la paroisse de Karangasso. Cette récente initiative de prière fait suite à celle qui a eu lieu en 2018, un an après l’enlèvement de la religieuse. Selon des sources locales, en 2019, une courte vidéo manifestement tournée par les ravisseurs montrait la religieuse colombienne, en vie, demandant sa libération. 

La Congrégation des sœurs Franciscaines de Marie Immaculée a été fondée en 1893 en Colombie, par Mère Carità Brader Zahner. Celle-ci fut béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II qui, dans son homélie, a rappelé ses dernières volontés : « N’abandonnez pas les bonnes œuvres, l’aumône et beaucoup de charité envers les pauvres. » « Belle leçon, avait-il ajouté, d’une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes ! » 

S’il vous plaît, priez pour sa sécurité et sa libération !

https://don.aed-france.org/careme-temoin12

Turquie : Père Andrea Santoro

 


 

 

Le 5 février 2006, le père Andrea Santoro, prêtre italien, a été assassiné dans son église de Notre-Dame, à Trébisonda, en Turquie (une ville de la mer Noire), alors qu’il priait, peu après avoir célébré l’Eucharistie. Il a été abattu d’une balle dans le dos à deux reprises par un jeune homme de 16 ans qui a crié « Allahu Akbar ! » alors qu’il lui tirait dessus. Son meurtrier a reconnu avoir agi pour se venger des caricatures de Mahomet, publiées peu de temps auparavant dans la presse occidentale.

Le père Santoro avait été ordonné à Rome en 1970 et vivait en Turquie depuis l’an 2000, où il travaillait à la promotion du dialogue entre chrétiens et musulmans

https://don.aed-france.org/careme-temoin13

 

Syrie : Quatre enfants et leur catéchiste

 

 

Le 12 mai 2019, dans une zone rurale au nord de la ville de Hama en Syrie, le village chrétien d’Al-Sekelbiya a été la cible d’une attaque à la roquette, par les milices dites rebelles. 

Quatre enfants d’une classe de catéchisme (Bashar, Angy, Suheir et Jessica), âgés de 6 à 10 ans, sont morts dans l’attaque, ainsi que leur catéchiste, M’kashkash (40 ans) et de nombreux autres enfants ont été blessés. Ils appartenaient tous à la communauté orthodoxe grecque. 

 

 Action de l'AED : Rien qu’en 2018, plus de 1000 enfants sont morts ou ont été blessés en Syrie, tandis que des milliers d’autres portent encore les cicatrices de la guerre. Ils ont non seulement besoin d’une aide humanitaire matérielle, mais aussi d’une aide psychologique pour pouvoir faire face à leur traumatisme. Chaque année, l’AED finance un certain nombre de camps d’été en Syrie, permettant ainsi à des centaines d’enfants d’échapper à leur dure réalité quotidienne et de trouver un nouvel espoir et un nouveau réconfort. Notre association prévoit actuellement de financer les six camps d’été organisés par les Jésuites à Homs pour l’été 2020. Ils bénéficieront à quelque 305 enfants et 150 élèves.

 

Prière d’une jeune Syrienne

 

« Mon Dieu, que cette période de confinement et d'épreuves, nous aide à mieux vous aimer et à ouvrir les yeux sur les chances que nous avons: le logement à l'abri de l'épidémie, la nourriture suffisante. 

Seigneur Jésus, aidez-nous à mieux comprendre ce que vivent les chrétiens persécutés de Syrie qui n'ont pas de logement pour se protéger de cette maladie, ni assez d'argent pour se nourrir. Oui, Seigneur Jésus, les chances que nous avons sont grandes ! 

Merci Jésus ! »

Prière écrite par A.M., jeune syrienne de 10 ans réfugiée en France

 

 

Somalie : Sœur Leonella Sgorbati

 

Le 17 septembre 2006, Sœur Leonella Sgorbati, des Missionnaires de la Consolata, a été assassinée par deux hommes, alors qu’elle marchait dans une rue de Mogadiscio, la capitale somalienne. Elle revenait de l’hôpital local pour enfants où elle travaillait comme infirmière, formant dans le même temps d’autres jeunes à faire ce travail. 

Ses derniers mots avant de mourir étaient : « Pardonnez, pardonnez, pardonnez. »

Mohamed Mahamud, musulman et père de quatre enfants, qui l’accompagnait ce jour-là, a tenté de se placer entre elle et les balles. Lui aussi a été tué, donnant sa vie en essayant de défendre la religieuse. 

https://don.aed-france.org/careme-temoin10

 

Cameroun : Père Cosmas Omboto Ondari

 

Le père Cosmas Omboto Ondari, âgé de 30 ans et d’origine kenyane, appartenait à la Société des Missionnaires de Saint-Joseph (Missionnaires de Mill Hill). Il a été assassiné dans la soirée du 21 novembre 2018 à Kembong, à quelques kilomètres de Mamfe, la capitale de la division Manyu de la région du Sud-Ouest au Cameroun.

Il a été frappé à plusieurs reprises par des balles tirées par une patrouille de soldats des forces de sécurité, alors qu’il se tenait à la porte de son église, Saint-Martin de Tours, où il était prêtre assistant. 

https://don.aed-france.org/careme-temoin31

 

Haïti : Sœur Isabel Sola Matas

 

 

Sœur Isabel Sola Matas, 51 ans et originaire de Barcelone en Espagne, a été assassinée le 3 septembre 2016 en Haïti, alors qu’elle circulait sur une avenue de Bel Air, un bidonville sur une colline au centre de la capitale haïtienne Port-au-Prince. Elle a été abattue de deux balles dans la poitrine par deux individus sur un cyclomoteur, en plein jour, à un carrefour, dans ce qui était évidemment un vol qualifié. Haïti est l’un des pays les plus dangereux d’Amérique centrale. 

Sœur Isabel vivait dans le pays depuis 2008, au service des plus pauvres de la population, y compris des victimes du tremblement de terre dévastateur de 2010. Elle a participé à la fourniture d’aide alimentaire et à l’éducation. Elle était infirmière de formation et avait également mis en place un atelier de fabrication de membres artificiels pour les personnes mutilées à cause du tremblement de terre. Elle avait déjà écrit un testament personnel déclarant : « J’espère pouvoir continuer au moins à faire ce que j’ai toujours aimé faire, engager ma vie, aimer mon peuple, servir. » 

https://don.aed-france.org/careme-temoin27