Témoins de vie

 

Pere frechet

 

 

 

" La tristesse n'est pas chrétienne, les chrétiens tristes sont des imposteurs..."

Georges Bernanos

 

 

 

 

 

 

 

  • La guérison des malades à St Nicolas des Champs

     

    L'église catholique Saint-Nicolas-des-Champs est située rue Saint-Martin dans le 3e arrondissement de ParisLe jour de la Pentecôte 1623 sainte Louise de Marillac vécut dans cette église une effusion de l'Esprit. À la suite de cette expérience spirituelle forte, et avec comme guide spirituel saint Vincent de Paul, elle décida de fonder la congrégation des filles de la Charité.

    L’assemblée de prière de St-Nicolas-des-Champs réunit des personnes en recherche de Dieu, chrétiens ou non, qui prient au nom de Jésus Christ vivant, présent et agissant dans son Église : « En effet, que deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mt 18, 19-20). 

    La foi vive dans la présence du Christ ressuscité, Seigneur et Sauveur, est essentielle. Ceux qui ne l’ont pas encore peuvent s’appuyer sur la prière de l’assemblée. Chacun est ainsi appelé à faire l’expérience mystérieuse de l’effusion de l’Esprit, de ses dons et charismes, et à découvrir en Jésus l’amour du Père.

     

    Nombreuses guérisons miraculeuses à Paris - Église St Nicolas des Champs - YouTube

     

     

     

  • Raphaël Arnaiz Baron

     

     

    Rafael arnaiz baron

     

    Raphaël, en religion frère María Rafael, naît le 9 avril 1911 à Burgos en Espagne, de Rafael Arnáiz y Sanchez de la Campa et Mercedes Barón Torres ; premier de quatre enfants d'une famille aisée, catholique pratiquante.

    Tout commence vraiment lorsqu'en 1930, tout jeune bachelier, il obtient comme cadeau de fin d'études de passer ses vacances d'été chez son oncle et sa tante, Leopoldo et María, ducs de Maqueda, non loin d'Avila.

    C'est le commencement d'une amitié spirituelle intense entre Raphaël et ses oncles, dont témoigne une correspondance abondante et profonde.

    C'est à l'issue de ces vacances que, sur le conseil de l'oncle, Raphaël passe son premier séjour à la Trappe de San Isidoro de Dueñas, en septembre 1930 : il est séduit par le silence, enthousiasmé par la beauté du lieu, ravi par les sonorités du Salve Regina entendu à Complies.

    Raphaël, très doué pour le dessin, commence des études prometteuses d'architecture à Madrid.

    Mais il prend enfin la grande décision et entre au monastère le 15 janvier 1934, convaincu d'avoir trouvé sa vocation.

    Mais un diabète se déclare d'une façon foudroyante quatre mois après son entrée. Il oblige le novice presque moribond à quitter, triste et perplexe, son cher monastère.

    Ce n'est qu'en janvier 1936, après une longue convalescence, qu'il peut entrer de nouveau à San Isidoro, cette fois en qualité de simple oblat, car sa maladie ne lui permet pas de suivre les exigences de la Règle.

    Pendant une deuxième sortie (septembre-décembre 1936) il est déclaré inapte à porter les armes dans le conflit qui ravage son pays. Après une troisième sortie (février-décembre 1937), il vit son dernier séjour à la Trappe, du 15 décembre 1937 au 26 avril 1938, comme son dernier carême et une préparation au dernier dépouillement, celui de sa vie sur la terre.

    Le mystère de cette vie, jusqu'au bout, aura été de se laisser conduire à travers les perplexités d'une vocation embrassée avec enthousiasme et sans cesse contrariée: par la maladie, par la guerre, par l'impossibilité de prononcer ses vœux monastiques, par le manque de relations communautaires normales.

    Son noviciat sur la terre, accompli dans la solitude et la maladie humiliante, s'achève lorsqu'à Pâques, enfin revêtu de la coule par une faveur spéciale de son abbé, il entre, par son passage à la vraie vie, dans la communauté céleste.

    Ce mystère de dépouillement si dramatique n'a pu être vécu que grâce à un amour débordant et à une joie qui possède, plutôt que de la naïveté, un certain humour, une certaine marque d'humilité.

    Le Dieu de Raphaël, son Christ, n'est pas l'objet d'étude mais le Compagnon d'une expérience vécue, transcendante, d'Amour absolu.

    Son seul désir était de vivre pour aimer : aimer Jésus, aimer Marie, aimer la Croix, aimer son cher monastère. L'exubérance de sa foi et l'enthousiasme de son amour se sont avérés invincibles.

    Voilà la caractéristique foncière de sa spiritualité personnelle. Raphaël est « un trappiste fou et excité d'amour pour Dieu », qui sans cesse se retient de crier à tue-tête la miséricorde de Dieu à son égard. Et cette force le mène toujours davantage à l'essentiel, à ce qui comble son cœur en vérité: « Dieu seul! » Dans la solitude et le silence, la souffrance de la Croix devient le lieu propre où il renonce à lui-même, et sa propre souffrance, acceptée comme grâce de Dieu, permet le dépouillement ultime de l'humilité.

    Raphaël ne s'appartient plus, il n'y a que « Dieu seul! », le message fou de l'amour.

    Rafael Arnaiz Barón a été béatifié le 27 septembre 1992, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), et canonisé, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), le 11 octobre 2009.

    Pour un approfondissement biographique :

    >>> Raphaël Arnaiz Baron

     

     

     

     

  • Frère Christian de Chergé

     

    Né le 18 janvier 1937 à Colmar (Haut-Rhin), il est entré au monastère de l’Atlas le 20 août 1969, étant déjà prêtre (ordonné le 21 mars 1964). Il fit son noviciat à Aiguebelle et sa profession solennelle à l’Atlas le 1er octobre 1976.

    Il était prieur titulaire de l’Atlas depuis 1984. Il avait étudié à Rome de 1972 à 1974 et était très impliqué dans le dialogue entre les religions.

    Son Testament, écrit plus d'un an avant sa mort, mais découvert après, est déjà considéré comme une oeuvre classique de littérature moderne religieuse.

    "Je sais n’avoir que ce petit jour d’aujourd’hui à donner à Celui qui m’appelle pour TOUT JOUR mais comment lui dire oui pour toujours si je ne lui donne pas ce petit jour-ci … Dieu a mille ans pour faire un jour ; je n’ai qu’un seul jour pour faire de l’éternel, c’est aujourd’hui ! "

    (Frère Christian - Chapitre du 30 janvier 1990)

    Christian de Chergé est le second d'une fratrie de huit enfants. Elevé dans la droiture et la fidélité par son père militaire et dans la foi et la prière par sa mère, "ma toute première Eglise", Christian comprend très tôt (vers sept ans) qu'il veut devenir prêtre.

    Pendant son enfance, à partir d'octobre 1942, il passe trois ans en Algérie à Maison Carrée, aux portes d'Alger.

    Il dira : "C'est ma première rencontre avec la foi de l'autre différent ...".

    A Paris, à partir de 1945, il fait ses études à Sainte Marie de Monceau, collège tenu par les pères marianistes. Sa vocation est nourrie pendant cette même période par le scoutisme, à l'écoute de la Prière Scoute, inspirée de St Ignace de Loyola :

    "Seigneur Jésus, Apprenez-nous à être généreux, A Vous servir comme Vous le méritez, A donner sans compter ...."

     

                                                                                                     biographie christian seminaire des carmes 1964 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 6 octobre 1956, à 19 ans, Christian entre au Séminaire des Carmes de Paris. Ses études au séminaire sont interrompues en 1958 quand sa promotion doit faire son service militaire. En juillet 1959, il part pour l'Algérie comme officier SAS (Sections Administratives spécialisées dont la mission immédiate consiste à rétablir le contact avec la population et à réactiver l'Administration sous toutes ses formes).

    Il se retrouve notamment dans le secteur de Tiaret avec le Colonel Lalande.

    Un évènement survenu à cette époque sera déterminant pour lui, tant dans son amour pour l'Algérie et les Algériens que dans son ouverture et son intérêt pour les musulmans. Christian se lie d'amitié avec Mohamed, un garde champêtre musulman d'une des communes administrées.

    "J'ai eu l'immense chance de pouvoir travailler avec Mohamed, un homme très simple qui était garde-champêtre ... et c'était la première fois que je pouvais, en adulte, parler de Dieu aussi simplement, dans la conscience claire qu'il était musulman et dans l'affirmation simple que j'étais chrétien".

    Survient un jour un accrochage au cours duquel Mohamed protège son ami et tente de pacifier les agresseurs.

    "C'était un homme qui se refusait de choisir entre ceux qu'il appelait ses frères et ses amis".

    Il est retrouvé assassiné un dimanche alors qu'il puisait de l'eau dans son puits.

    Christian, quelques jours auparavant, voyant son ami angoissé par les menaces qui pesaient sur lui, lui avait dit: "Dieu peut tout, je vais prier pour toi ", et il avait répondu : "Oui, merci. Mais, tu vois, c'est dommage, les chrétiens ne savent pas prier !".

     

                                                                                                     biographie christian amedee

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Christian sera marqué toute sa vie par cet épisode douloureux sur lequel il reviendra des années plus tard, dans une homélie sur Le Martyre de la charité (Jeudi Saint, 31 mars 1994) : "Je ne peux oublier Mohamed qui, un jour, a protégé ma vie en exposant la sienne... et qui est mort assassiné par ses frères parce qu’il se refusait à leur livrer ses amis. Il ne voulait pas faire le choix entre les uns et les autres. Ubi caritas... Deus ibi est !"

    Ce drame fut pour Christian de Chergé une expérience fondatrice et une semence de vocation :

    "Dans le sang de cet ami, assassiné pour n’avoir pas voulu pactiser avec la haine", dira-t-il en 1982, "j’ai su que mon appel à suivre le Christ devrait trouver à se vivre, tôt ou tard, dans le pays même où m’avait été donné ce gage de l’amour le plus grand ‘qui pro vobis et pro multis effundetur’... ".

    Début 1961, Christian revient en France. Il est ordonné prêtre le 21 mars 1964.

    Sur son image d'ordination, nous pouvons lire :

    « Ils ont demandé du Pain, et personne pour le leur partager » (Lamentation de Jérémie 4,4).

    Quand Christian a été assez sûr de sa vocation monastique en Algérie, Monseigneur Veuillot, archevêque de Paris, lui demande de donner du temps au diocèse de Paris. C'est ainsi qu'il est nommé chapelain de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre et directeur de la Maîtrise de Montmartre. Il devait y rester jusqu'en 1968. Monseigneur Marty lui demandera de prolonger d'un an.

     

                                                                                                                       biographie christian robe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 20 août 1969, fête de saint Bernard de Clairvaux, il entre au noviciat du monastère d’Aiguebelle, mais son engagement est déjà en Algérie. Le 15 janvier 1971, il arrive à Notre-Dame de l’Atlas. Le 26 août 1972, alors qu'il est encore profès temporaire, il part à Rome deux ans pour étudier la langue et la culture arabes ainsi que la religion musulmane, à l’Institut Pontifical d’Études Arabes et Islamiques des Pères Blancs. Ce furent des années d’approfondissement spirituel de la tradition religieuse musulmane. 

    Il expliquera : "ce qui me paraissait important c'était l'apprentissage de la langue et la fréquentation du Coran dans un but tout à fait particulier ... pour entrer en dialogue avec nos voisins si l'occasion s'en présentait". 

    Sa curiosité passionnée le porte à scruter de manière contemplative (en moine) le mystère de l’Algérie devant Dieu.

    Il fait sa profession monastique perpétuelle le 1er octobre 1976. Dans sa demande rédigée le 14 septembre 1976, il laisse parler son cœur : 

    « Je crois le moment venu de m’enraciner plus avant dans le sens d’un appel tenace. (...) J’éprouve aussi le désir de placer le surcroît d’incertitude où nous vivons "hic et nunc" sous le signe d'un surcroît de confiance et d'abandon. (...) Ce monastère est  comme la fiancée de mon choix, plus imparfaite que mon rêve, mais unique en sa réalité ! (...) Je souhaite que mes frères "stabiliés" de l'Atlas m'admettent définitivement parmi eux au nom même de cette continuité, me donnant de vivre dans la PRIÈRE, au service de l'Église d'Algérie, à l'écoute de l'âme musulmane, s'il plaît à Dieu jusqu'au dernier don de ma mort, ut in omnibus glorificetur Deus ! ».

    En 1979, afin d'éprouver sa vocation, il part en ermite quelques semaines à l'Assekrem dans le Hoggar chez le Père de Foucauld.

    Christian fut élu Prieur titulaire de l’Atlas en 1984 et réélu en 1990. Il fut un des piliers du groupe "Ribat es-Salam" (Le Lien de la Paix) qui se réunissait dans le monastère depuis l’année 1979.

    Le nom du groupe n’est pas étranger à la parole de Saint Paul : « Appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix » (Ep 4,3).

     

                                                                                                     biographie christian assis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Christian était aussi très attaché à la coopération dans l'ordre du travail, partagé entre les moines et les quatre associés du village. Il appelait cela "des travaux pratiques d'espérance !". Il était heureux que deux des associés partagent aussi le Ribat, vivant ainsi "la double exigence" du travail et de la prière, le "ora et labora" des moines.

    De fait, la méditation sur le martyre (témoignage) accompagnera Christian les deux dernières années de sa vie, à la suite de méditations sur le Christ : 

    Le "martyre de la charité" : Jeudi Saint (31 mars 1994) ;   Le "martyre de l’innocence" : Vendredi Saint (1er avril 1994) ; Le "martyre de l’espérance" : Vigile pascale (2/3 avril 1994) ; Le "martyre de l’Esprit Saint" : Pentecôte (22 mai 1994) ; Obscurs témoins d’une espérance : en mémoire des premiers martyrs d’Afrique (17 juillet 1994).

    Enfin, il aborde de nouveau le thème du martyre avec ces paroles attribuées à Thomas Becket :

    « Le martyr ne désire plus rien pour lui-même, pas même la gloire de souffrir le martyre »

    (Journée de carême, 8 mars 1996).

     

                                                                                                          biographie tibhirine groupe

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme saint Paul a essayé durant toute sa vie de comprendre la place d’Israël dans le plan divin du salut, Christian a beaucoup médité sur la place de l’Islam dans le mystère salvifique de Dieu.

    Les textes réunis dans L'invincible Espérance montrent l'enrichissement qu'il puise dans sa foi chrétienne au contact des musulmans du village qu'il côtoie. Marqué par le témoignage de Mohamed pendant son service comme officier français, il a souhaité approfondir cette relation à l'Autre et aux autres au travers de la prière. C'est en moine et en mystique qu'il s'exprime.

    Il nous laisse de nombreux écrits, dont son Testament spirituel - "Quand un A-Dieu s'envisage" - qui fut rédigé fin 1993 : cette année-là, pendant la nuit de Noël, un groupe du GIA envahit le monastère, tente d'imposer ses exigences sous la menace et finit par se retirer lorsque Christian annonce à leur chef, Sayah Attiyah, que la communauté fête la venue du Prince de la Paix, le Christ.

    Ses homélies et ses Chapitres à la Communauté de Tibhirine ont fait l'objet de publications (recension à la page Bibliographie).

     

    Avec six frères de sa communauté, il est enlevé dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

     

    Frère Christian (moines-tibhirine.org)

     

     

  • Avec frère Bruno, accepter l'imprévisible

     

     

     

    Frere bruno 2Frère Bruno, moine de Tibhirine

     

     

    Qui était frère Bruno ? 

    Membre d'une fraternité sacerdotale Jésus-Caritas, inspirée du bienheureux Charles de Foucauld, Christian Lemarchand avait longtemps travaillé comme prêtre et professeur à Thouars, au sud de l'Anjou, avant d'entrer au monastère trappiste de Bellefontaine à l'âge mûr de 51 ans, devenant alors frère Bruno. 

    « Je ne me sens pas capable de grandes choses, mais plein du désir de suivre une petite voie d'abandon, de foi, d'amour, d'humilité… »

     écrivait-il au début de son cheminement monastique. Un appel à une pauvreté matérielle effective résonna ensuite dans son cœur, considérant que « nos monastères sont riches de tout ce soutien apporté par le peuple chrétien qui nous visite ». 

    Il lui sembla entendre de nouveau le Seigneur lui dire : « Laisse cela et cherche encore. » Lors d'un pèlerinage en Terre sainte, il avait reçu et gardé une marque profonde des moments passés dans la chapelle des Petites Sœurs de Jésus à Nazareth, agenouillé là même où Charles de Foucauld passa des heures en prière. « Mon seul but est de mettre la prière de Jésus en cette terre dans l'esprit du père de Foucauld », confiera frère Bruno, après avoir trouvé sa place parmi les moines de Tibhirine, partageant avec eux une vie d'union à Dieu très proche des hommes. 

    Né à Saint-Maixent-l'École (Deux-Sèvres), il aimait l'Algérie où il vécut enfant, quand son père y servait comme officier de carrière. Des souvenirs intenses le liaient à ce pays qui constituait jadis trois départements français : sa première communion et sa confirmation à Orléansville (aujourd'hui Chlef, à l'ouest d'Alger), ainsi que la mort prématurée de sa sœur, à l'âge de 16 ans, en 1938. Lors de son service militaire, avant la guerre d'indépendance, il avait passé 17 mois sous les drapeaux en Algérie.

    Depuis 1989, il vivait passionnément sa vocation fraternelle au Maghreb, entouré de la tendresse de la population musulmane, d'abord à Tibhirine puis au Maroc, dans le même esprit, au sein d'une petite communauté fondée par les moines de l'Atlas. Si l'un des frères ne devait normalement pas subir le martyre en Algérie, c'était donc bien Bruno. Supérieur de la fondation marocaine de Fès, il était arrivé à Tibhirine quelques jours avant le tragique enlèvement, pour prendre part à la prochaine élection d'un nouveau prieur. 

    Il a été kidnappé avec six autres trappistes au cours de cette terrible « nuit du destin », du 26 au 27 mars 1996, puis tué, à l'âge de 66 ans. Pour ces religieux, il n'avait pas été question de fuir face au risque qui planait depuis des mois.

    L'Évangile était leur boussole : « Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera » (Luc 17, 33).

    En accueillant avec eux l'Inattendu, frère Bruno a mis en pratique cette prière d'abandon du père de Foucauld qui guidait ses pas depuis des années :

    « Père, je m'abandonne à toi… je suis prêt à tout, j'accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures… » 

    Ensemble, les sept martyrs étaient prêts à accepter l'imprévisible, sachant que Dieu est dans l'inédit. L'impatience de son amour bouscule nos prévisions et notre routine : il attend de notre part un oui brûlant qui se donne spontanément. 

    « J'ai prié pour que mes frères soient témoins de la bienveillance divine au milieu de ces mystérieux kidnappeurs, ils étaient en mission de paix parmi eux, de toute façon », témoigna plus tard frère Jean-Pierre, survivant de la communauté.

    https://hozana.org/

     

     

  • Pierre Ceyrac: " mes racines sont dans le ciel "

     

    Le Père Ceyrac est mort le 30 mai 2012 à l'âge de 98 ans. Missionnaire jésuite, il fut un infatigable témoin de l'amour du Christ pour les plus pauvres en Inde pendant près de 70 ans...

     

     

     

  • Père Nicolas Buttet, Fondateur de la Fraternité Eucharistein

     

    A 23 ans, alors le plus jeune député au Parlement cantonal du Valais en Suisse, Nicolas Buttet ressent le vide de sa vie et va se confesser.

    " J'ai compris que là où je ne m'aimais pas, Dieu m'aimait " témoigne-t-il.

    Il quitte tout et fonde la Fraternité...

     

     

     

  • Humble parmi les humbles, le père Jean Fréchet

     

    Un engagement au service des plus pauvres qu’il a lui-même si bien résumé:

    « 45 ans de lutte contre la misère et l’exclusion et de marche avec les Pauvres à leurs côtés m’ont tué. Petit à petit j’ai tout perdu. Ma vie, ma santé, ma force, mon argent. Je n’ai plus rien ! Je suis ruiné, j’ai tout perdu … mais j’ai peut être tout gagné. Car désormais je suis un homme libre. J’ai gardé la Foi. De toutes façons, j’irai jusqu’au bout de ce combat. Quoi qu’il arrive. Et quelles qu’en soient les conséquences. »

    Ce combat il l’a en effet mené jusqu’au bout accompagnant des centaines de personnes dans leurs parcours de vie, des parcours souvent bien cabossés.

    Un demi-siècle durant il posa une à une les pierres d’un royaume où les « pauvres seraient enfin les invités de la société et des églises »...

     

     

     

  • Claire de Castelbajac: " Que ma joie demeure "

     

    Une louange vivante à Dieu


    Le 22 janvier 1975, à l’hôpital de Toulouse, vers 17 heures, Claire rejoint la Maison du Père, âgée de 21 ans, emportée en quelques jours par une méningite foudroyante que rien ne laissait prévoir. Elle était prête.

    Peu de temps auparavant, elle déclarait :

     

    « Je suis tellement heureuse que si je mourais maintenant, je crois que j’irais tout droit au Ciel, puisque que le Ciel c’est la louange de Dieu et j’y suis déjà. »

     

    Son corps repose dans l’abbaye cistercienne de Boulaur (Gers).     

     

     

     

  • Emmanuel Mounier

    Ce film souhaite présenter de façon accessible mais néanmoins exigeante, les grandes lignes de la vie et de l'oeuvre du philosophe catholique Emmanuel Mounier, la genère de sa revue Esprit, l'esprit d'Esprit.

    A travers un portrait de l'homme et une introduction à son oeuvre, c'est l'étonnante humanité, fécondité et universalité de sa pensée que ce film documentaire suhaite mettre en lumière. Il se propose d'expliquer en quoi la pensée d'Emmanuel Mounier fait toujours sens, en quoi elle peut être un horizon de penser, d'être, et d'action pour chacun d'entre nous...
     

     

     

  • Chiara Luce Badano

     

    Chiara Luce Badano - 19 ans (1971-1990) béatifiée le samedi 25 septembre 2010 à Rome, décédée en 1990 d’un cancer des os qu’elle a vécu de façon héroïque. Chiara a manifesté très tôt sa générosité. À 4 ans, elle choisissait avec soin les jouets qu’elle voulait offrir aux enfants pauvres. A 9 ans, elle rencontre les jeunes du Mouvement des Focolari. Elle fait sien immédiatement leur idéal d’unité et d’amour, et s’engage dans sa paroisse. À 17 ans, un cancer des os est diagnostiqué. L’adolescente débordante d’énergie sera immobilisée par la maladie et se réalisera pleinement. « Si tu le veux, Jésus, je le veux aussi » aimait-elle répéter. Son rayonnement est immédiat, tant et si bien qu’à peine 10 ans après sa mort en 1990 son procès de béatification est engagé. En décembre 2009, la publication par Benoît XVI du décret reconnaissant un miracle attribué à Chiara Luce et la faisait passer de « vénérable » à « bienheureuse »...

     

     

     

  • Frère Roger Paroles

     

     

  • Gaspard, soldat de l'amour

     

    "Gaspard, soldat de l´amour' est un long-métrage qui retrace la vie de Gaspard CLERMONT, décédé le 1er février 2017 à l´âge de 3 ans et demi, à travers les témoignages de ceux qui l´ont accompagnés pendant sa courte mais si féconde existence...

     

     

     

  • Michael Lonsdale

     

     

     

  • République centrafricaine : Sœur Inès Nieves Sancho

     

     

     

    Sœur Inès Nieves Sancho, missionnaire âgée de 77 ans, a été sauvagement assassinée aux premières heures du 20 mai 2019. Son corps mutilé a été découvert plus tard dans le village de Nola, dans le diocèse de Berberati, dans l’ouest du pays. 

    Ses assassins se sont introduits dans sa chambre, l’ont enlevée et l’ont emmenée à l’endroit où elle donnait des cours de couture aux filles et aux jeunes femmes pour les aider à se faire un avenir meilleur. C’est là que les hommes l’ont décapitée. Il se pourrait que ce meurtre soit lié au trafic d’organes humains et à la sorcellerie rituelle. En effet, celle-ci est devenue de plus en plus fréquente et brutale, depuis que le pays a sombré dans la guerre, dominée par la guérilla extrémiste. 

    Originaire de Burgos en Espagne, Sœur Inès vivait dans une petite communauté de la Congrégation des Filles de Jésus de Massac (Tarn). Elle effectuait des missions en Afrique depuis plus de vingt ans. 

     

       

    Action de l'AED : Ailleurs en Centrafrique, d’autres religieuses continuent de consacrer leur vie aux pauvres comme l’a fait Sœur Inès. Parmi elles, les sœurs de l’Institut Saint-Joseph qui travaillent depuis 2017 pour soutenir le travail pastoral de l’Église, dans le diocèse de M’Baiki, au sud-ouest du pays. Elles se consacrent au soutien des femmes vulnérables, travaillent dans les écoles et fournissent des services pédiatriques et autres, au sein de la paroisse de l’Esprit-Saint, dans la ville de Pissa. L’AED a récemment aidé cette communauté à réparer le toit de son couvent et la plomberie de base.

     

    Centrafrique : Fragile chemin vers la paix

     

    Un an après les accords signés à Bangui, le 6 février 2019, entre le gouvernement et 14 groupes armés, l’AED fait le point avec l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga. 

     

    AED : Quel bilan pouvez-vous en faire un an après ? 

    La violence a drastiquement baissé et cet accord y a contribué. Avant, tout le pays était à feu et à sang mais depuis les accords nous avons l’impression que les gens ont acquis cet objectif commun de la paix. Maintenant il faut faire encore plus pour que la violence cesse complètement. 

    Que reste-il encore à faire pour avancer sur cette paix ?

    Notre rôle est de faire baisser la tension, de faire de la médiation, de travailler à désarmer les cœurs et les esprits pour que les gens puissent vivre la fraternité. Il faut travailler sans cesse car les foyers de violence sont encore là et les ennemis de la paix aussi. 

    L’Église de Centrafrique vient de fêter ses 125 ans, comment va-t-elle aujourd’hui ?

    Sa force réside dans ses pasteurs et ses laïcs. Je les ai vus garder leur foi au plus fort de la crise et continuer à aller à l’église, c’est une foi qui dépasse les montagnes. L’année dernière, j’ai été à Bilao où il n’y a plus de prêtre depuis 10 ans et malgré tout, les chrétiens sont toujours là, fidèles. 

    Quelle est la priorité pour l’Église ?

    L’éducation car il y a encore beaucoup d’analphabètes. Or un enfant analphabète est un enfant qui court le risque d’être enrôlé par la rébellion. C’est aussi par l’éducation que les jeunes peuvent accepter le chemin de la paix. Nous leur disons que pour les chrétiens, le Christ est source de cette paix. 

    Et vous, comment trouvez-vous la force d’être sans cesse un artisan de paix ? 

    Ma force, elle me vient du Seigneur lui-même à qui je demande le temps pour l’oraison, la prière, sinon je reste sur un plan horizontal or c’est Lui qui me donne la force, l’énergie pour repartir. Le chrétien est celui qui porte des lunettes que les autres ne portent pas, il a les lunettes de la foi. Il est habité par l’Espérance.

    Avez-vous un transmettre un message aux chrétiens d’Occident ? 

    C’est le Christ qui donne la force pour changer. Parfois on est plongé dans la grisaille, dans la solitude, l’indifférence on ne sait pas sur qui s’appuyer, on n’a plus de repère… Dieu est là. Et si vous voulez que Dieu soit là, prenez le temps d’aller à sa rencontre. 

    Allez aussi rencontrer les témoins, des communautés existantes, sans peur. Dieu a opéré une sortie par son Fils Jésus, nous devons aussi sortir de nos cocons pour aller à la rencontre des autres. C’est l’enjeu missionnaire qui est là ! 

    Je pense que plus que jamais les chrétiens ont un rôle à jouer, ils doivent être la lumière et le sel de la terre. Il ne faut pas rêver d’être plus nombreux, les chrétiens sont un petit nombre qui doit être dynamique et déterminé, cohérent avec soi-même et les autres. Nous avons besoin de communautés vivantes et joyeuses.  

    Interview réalisée par l'AED en février 2020 (retrouvez l'intégralité de l'article)

  • Philippines : Dexter Condez

     

     

     

    Le 22 février dernier, un jeune laïc de 26 ans, Dexter Condez, membre de la Société de Saint Vincent De Paul, est mort après avoir été abattu de huit balles, sur l’île de Boracaya, aux Philippines.

    Dexter Condez était très impliqué dans les efforts visant à protéger l’identité et la dignité de la tribu Ati et était en contact étroit avec l’Église catholique locale, dans le diocèse de Kalibo. Il avait défendu les droits du peuple autochtone, s’opposant à l’exploitation des terres par les entreprises locales de construction.

    Ce jour-là, Dexter Condez revenait d’une réunion qui avait rassemblé des responsables de la communauté Ati et des religieuses des Filles de la Charité, congrégation active à la Holy Rosary Parish Ati Mission, fondée en 2000 par les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul pour venir en aide aux quelque 40 familles Ati de Boracay, soit environ 200 personnes. 

     

     

     

    Action de l'AED : Depuis de nombreuses années, l’AED travaille avec le diocèse d’Isabella sur un projet qui vise à renforcer le sens des responsabilités des jeunes dans la société, à travers divers cours de formation. Il s’agit notamment de questions vitales telles que le dialogue, la justice, la paix et l’intendance de la création, autant de questions cruciales dans ce pays le plus catholique d’Asie.

     

    « Que votre vie soit une Eucharistie sans fin »

     

    « Que votre vie soit une Eucharistie sans fin. Que tout soit fait au nom du Seigneur Jésus-Christ pour lui rendre grâce de son appel, de sa bonté, de sa miséricorde », recommandait le cardinal Luis Antonio Tagle aux fidèles de Manille, aux Philippines, avant de partir au Vatican pour prendre ses fonctions du préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. 

    Le cardinal Tagle a exhorté à conserver toujours un regard et une attitude d’action de grâce envers Dieu, parce que « les plans de Dieu ne sont pas les nôtres, mais nous croyons et savons qu’Il est bon, que sa miséricorde dure pour toujours. » Et il a ajouté : « Tout baptisé est appelé à donner son corps et son sang, en action de grâce », comme le Christ a rendu grâce au Père en se donnant totalement. 

    Le cardinal Tagle a maintenant quitté un diocèse florissant, qui compte quelque 600 prêtres diocésains et religieux, plus de 700 religieuses et plus de 400 catéchistes. 

    Par ailleurs, l’Église des Philippines s’apprête à célébrer les 500 ans de l’arrivée de l’Évangile dans l’archipel (1521-2021). Déjà en 1579, vue la croissance imposante de la communauté des fidèles, le diocèse a été institué à Manille, suffragant de Mexico. En 1595, Manille était déjà archidiocèse et il est aujourd’hui composé de sept villes – Manille, Makati, Pasay, Mandaluyong, Pasig, Quezon City et Kalookan – et de cinq communes pour un territoire sur lequel vivent plus de 3 millions de catholiques.

    Source : Zenit (janvier 2020)

     

     

  • Sri Lanka : 196 chrétiens assassinés le dimanche de Pâques

     

     

     

    Le dimanche de Pâques, le 21 avril 2019, trois églises chrétiennes ont été prises pour cible par des terroristes islamistes au Sri Lanka. Toutes les trois étaient bondées de fidèles venus célébrer la fête de la Résurrection.

    114 personnes sont mortes dans l’attentat à la bombe contre l’église Saint-Sébastien dans la ville de Negombo, au nord de la capitale et 27 autres personnes dans l’église protestante de Sion à Batticaloa. La troisième bombe explosa dans le sanctuaire catholique de Saint-Antoine de l'archidiocèse de Colombo tuant 54 autres personnes. En comptant les victimes tuées le même jour par des attentats-suicides dans trois hôtels, 258 personnes ont été tuées, en ce jour de Pâques.

    Les djihadistes avaient choisi leurs cibles très délibérément. L’Église catholique de Saint-Antoine à Colombo est l’une des églises les plus remarquables du Sri Lanka et en même temps un sanctuaire national visité par des milliers de personnes, dont de nombreux non-chrétiens. 

     

      https://www.aed-france.org/

     

    Action de l'AED : Les victimes de la tragédie comprennent les personnes endeuillées, qui ont perdu leurs proches, les blessés – souvent avec des blessures qui changent la vie – les orphelins, les familles déchirées et ceux qui souffrent de graves traumatismes physiques ou émotionnels. Tous ont besoin de notre soutien ; il est nécessaire d’accompagner et consoler toute la communauté chrétienne. L’AED aide toutes les victimes et leurs familles, à travers l’Église locale qui dispense un soutien curatif, social et psychologique.

     

    Prière d’une jeune chrétienne sri-lankaise au lendemain des attentats

     

    « J’ai le cœur brisé d’avoir appris que plusieurs frères et sœurs sont morts la veille de Pâques au Sri Lanka. Je suis choquée et en colère et je me demande : "Pourquoi tout cela est arrivé ?" Or, je sais, Seigneur, que tes voies sont plus élevées que mes voies et tes pensées sont plus profondes que mes pensées. Seigneur, aide-moi, aide tes enfants à voir la lumière de ta grâce dans cette obscurité. 

    Seigneur, cet incident apporte le chaos, le chagrin et la perte irremplaçable d'êtres chers dans la communauté chrétienne du pays. Que dois-je faire dans ces moments-là ? 

    Mes frères et sœurs ont besoin de paroles réconfortantes mais aussi de mains pour les porter dans leurs jours les plus sombres, et qui leur apportent de l’espérance pour traverser cette période tumultueuse. 

    Seigneur, que puis-je faire maintenant ? Comment puis-je rester là à m'asseoir et à me taire quand des parties de ton corps souffrent ainsi ? Tu me réponds : "Mon enfant, prie". 

    Seigneur, je prie pour que l'Esprit Saint console ces familles endeuillées. Je prie que les chrétiens du Sri Lanka soient remplis de force et d’espérance. Les victimes et leurs familles subissent des pertes, des chocs et des traumatismes. Guéris-les, Seigneur. Guéris leur cœur, leur corps, leur âme. 

    Je prie pour que les dirigeants chrétiens fassent preuve de sagesse afin d'amener les croyants à prendre de sages décisions dans cette situation fatidique. 

    Je prie pour la paix entre les groupes ethniques et religieux du Sri Lanka. Je prie pour la sécurité et la force des personnes qui viennent les aider sur le terrain. Je prie contre la haine et ce désir de vengeance qui animent le cœur des terroristes. Je prie pour que le gouvernement prenne les mesures qui s'imposent et rende justice au Sri Lanka et à son peuple. 

    Je suis réconfortée de savoir que tu consoles tes enfants en les prenant dans tes bras au Ciel. Je suis rassurée de savoir que tu es à leurs côtés bien qu’ils laissent un vide énorme au sein de leur famille. Je prie pour que tu apportes le réconfort, l'assurance, que tu guérisses les traumatismes de ces familles. 

    Seigneur, je prie pour ton intervention, pour ta présence et ton réconfort. Aide-moi à continuer à prier pour mes frères et sœurs. Seigneur Jésus, je garde mon espérance en toi, et je prie pour que ta miséricorde et ta grâce soient sur nous tous. »  

  • Pakistan : Akash Bashir

     

     

     

    Akash Bashir était un jeune homme de 20 ans, un ancien élève de l’école Don Bosco à Lahore, au Pakistan, qui a donné sa vie le 15 mars 2015, sauvant sa paroisse d’une tentative d’attentat à la bombe.

    Il agissait comme agent de sécurité bénévole devant l’entrée de l’église Saint-Jean dans le district de Youhanabad à Lahore, lorsqu’un individu s’approcha de l’entrée, cherchant avec violence à pénétrer dans l’édifice catholique archicomble à cette heure. Akash repéra la ceinture d’explosifs autour de sa taille et l’empêcha d’entrer. Quelques secondes plus tard, incapable de le dissuader, il se jeta sur le suspect qui fit exploser sa ceinture de suicide. 

    Au prix de sa propre vie, faisant de son corps un bouclier, il évita ainsi que le bilan des victimes soit considérablement plus tragique.

     

    https://www.aed-france.org/

    Action de l'AED : De nombreux chrétiens au Pakistan sont victimes de discrimination et de persécution en raison de leur foi. Pourtant, malgré les conditions difficiles et la grande pauvreté et l’exclusion sociale qui leur sont imposées, ils persévèrent courageusement dans leur foi catholique. Mais ils ont besoin de notre soutien, en particulier les plus jeunes. Aussi, l’AED finance régulièrement les projets dapostolat auprès de la jeunesse diocésaine, entre autres à Lahore et Faisalabad.

     

    Héroïque pour l'amour de Dieu et de son prochain

     

    « Nous sommes peut-être une Église pauvre en ressources matérielles, mais nous sommes riches de foi et d’amour. »  

     

  • Yémen : Quatre Missionnaires de la Charité

    © Saleh Al-Obeidi / AFP

    © Saleh Al-Obeidi / AFP

     

    Le 4 mars 2016, quatre religieuses de la congrégation des Missionnaires de la Charité ont été assassinées : 

    • Sœur Anselm, d’origine indienne, née le 8 mai 1956
    • Sœur Margarita, d’origine rwandaise, née le 29 avril 1971
    • Sœur Judith, d’origine kenyane, née le 2 février 1975
    • Sœur Reginette, d’origine rwandaise, née le 23 juin 1983.

    Les terroristes ont profité du temps réservé à la prière musulmane et des rues désertiques, pour mener leur attaque meurtrière et s’échapper. Ils ont fait irruption dans le couvent d’Aden, où les sœurs dirigent une maison pour personnes âgées et infirmes (environ 80 personnes à charge). 12 autres personnes ont trouvé la mort, parmi lesquelles figuraient leur chauffeur ainsi que des laïcs travaillant à la maison. 

    Le père Tom Uzhunnalil, prêtre salésien, a également été enlevé au cours de l’attaque : il n’a été libéré que bien plus tard, le 12 septembre 2017, grâce à la médiation du sultan Omán et de l’Église catholique. La Supérieure du couvent a réussi à s’en sortir indemne, tout comme la plupart des personnes âgées et infirmes.

    https://aed-france.org/

    https://www.aed-france.org/

    La pire crise humanitaire, d’après l’ONU

     

    Après un accord signé entre les séparatistes du Sud et les fidèles au gouvernement yéménite sous l’égide de l’Arabie saoudite, début novembre 2019, le gouvernement yéménite s’est réinstallé à Aden, la ville forte du sud du pays. L’accord prévoit notamment la formation d’un nouveau cabinet ministériel avec une représentation égale entre les partis. Un premier pas vers la stabilité du Yémen. Mais la situation « reste très compliquée, on ne sait pas exactement où sont les vrais progrès et quel sera le résultat final », déplore Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie méridionale, qui plaide pour une solution politique prenant en compte l’aspect fédéral du pays. 

    En décembre, de nouveaux combats entre les soldats fidèles au gouvernement et les séparatistes ont tué un commandant séparatiste. De même, les 18 et 22 janvier 2020, des attaques au missile imputées aux rebelles Houthis ont fait plus d’une centaine de morts, à Marib, une ville tenue par les forces gouvernementales. 

    Le Yémen est le théâtre d’un conflit sanglant sur fond de rivalités religieuses et claniques. Depuis mars 2015, l’Arabie saoudite, pays voisin du Yémen, intervient aux côtés du gouvernement yéménite face à l’insurrection des Houthis. Selon diverses organisations humanitaires, la guerre a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention de l’Arabie saoudite et ses alliés. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées. Et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui évoque la pire crise humanitaire en cours dans le monde et dénonce les « crimes de guerre » commis par toutes les parties. Mgr Hinder déplore le silence de la communauté internationale, « gênée, car elle sait très bien qu’elle est impliquée dans cette guerre. » 

    Sources : Vatican News et Le Figaro

     

     

  • Inde : Père Bernard Digal

     

     

    Le 25 août 2008, dans la vague de violence déclenchée par les radicaux hindous, le père Bernard Digal, de l’archidiocèse de Cuttack-Bhubaneshwar dans l’État d’Odisha (auparavant appelé Orissa), en Inde, a été attaqué et battu. Il est mort à l’hôpital un peu plus d’un mois plus tard, le 28 octobre, des blessures graves reçues à la tête. 

    Tout au long de sa vie, le père Bernard a fait preuve de détermination et de courage, en témoignant et mourant pour le Christ. Il est mort dans un véritable esprit chrétien, ayant pardonné à ses ennemis et persécuteurs immédiatement après l’attaque. 

    Le père Bernard a été le premier prêtre à être assassiné dans la campagne de violence antichrétienne en Odisha. 

     

     Action de l'AED : En 2008, l’État d’Odisha a subi l’une des flambées de persécution les plus terribles de ces derniers temps. Plus de 4500 maisons chrétiennes et 250 églises ont été incendiées et détruites. Plus d’une centaine de personnes auraient été assassinées dans les attaques. L’AED a contribué à la construction et la reconstruction d’un grand nombre d’églises et autres bâtiments importants en Odisha, comme le centre paroissial de Birmitrapur ou une maison de formation missionnaire. En 2018, l’AED a soutenu la construction de 71 églises et chapelles, dans toute l’Inde.

     

    Un nationalisme oppressant pour les chrétiens

     

    Il n’est pas facile d’être chrétien en Inde aujourd’hui. La foi est un motif d’insécurité sur 90 % du territoire. Les violences contre les chrétiens sont en augmentation, les églises sont attaquées et brûlées. La principale menace vient du nationalisme hindou. 

    « En Inde, un nombre considérable de chrétiens appartiennent aux castes inférieures et aux groupes ethniques autochtones, la plupart d'entre eux étant originaires de régions reculées et arriérées du pays », explique le père jésuite Cédric Prakash, fondateur de Prashant, le Centre jésuite pour les droits de l’homme, la justice et la paix, basé à Ahmedabad. « L’intimidation, le harcèlement et le dénigrement des chrétiens par des groupes nationalistes proches de l’idéologie Hindutva se poursuivent avec une régularité effrayante. […] L’Hindutva n’a rien à voir avec l’hindouisme dominant, qui est dans l’ensemble plutôt tolérant. Il y a un très faible pourcentage d’Indiens qui souscrivent à l’idéologie Hindutva, mais aujourd’hui ils contrôlent les rênes du pouvoir au niveau du gouvernement central et de certains États indiens. »

    Prions pour les chrétiens envers lesquels les violences ne faiblissent pas. Pour la formation des prêtres, des religieuses et des laïcs. Qu’ils soient les piliers de l’Église catholique qui se développe malgré les violences anti-chrétiennes.

    Interview réalisée par l'AED en janvier 2020

    https://don.aed-france.org/careme-temoin9

     

  • Mali : Sœur Gloria Cecilia Narváez

     


    © AFP

     

    Le 7 février 2017, cinq hommes armés sont entrés dans le couvent des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée à Karangasso, au Mali. L’un portait une machette et les autres avaient des armes à feu. Ils ont volé l’ambulance appartenant au dispensaire et les ordinateurs, avant d’enlever l’une des quatre sœurs, la Supérieure, Sœur Gloria Cecilia Narváez. Celle-ci s’occupait des enfants orphelins de la paroisse et offrait son soutien aux femmes locales, leur donnant dans le même temps des formations pratiques.

    Âgée de 56 ans et de nationalité colombienne, Sœur Gloria est Supérieure d’une communauté composée de trois autres sœurs de Colombie et d’une sœur du Burkina Faso. Elles ont travaillé dans une station missionnaire dans la région de Sikasso, à environ six heures de voyage au sud-est de Bamako, la capitale du pays. Au total, Sœur Gloria travaillait depuis 12 ans sur le continent africain, dont six ans au Bénin et six ans au Mali

     

     

     

    Action de l'AED : De nombreuses congrégations religieuses en Afrique sont impliquées dans des projets de soutien pour les femmes vivant dans des conditions difficiles. Parfois les situations sont aussi dangereuses que celle à laquelle Sœur Gloria était confrontée. En 2018, l’AED a soutenu la formation et l’apostolat de 3470 religieuses en Afrique.

     

    Une journée de prière pour la libération de Sœur Gloria

     

    Le 7 février dernier, l’Église catholique du Mali a organisé une journée de prière pour la libération de Sœur Gloria. Cette journée a impliqué neuf paroisses du diocèse de Sikasso, conduit par Mgr Jean-Baptiste Tiama. C’est là qu’œuvrait Sœur Gloria, au service de la paroisse de Karangasso. Cette récente initiative de prière fait suite à celle qui a eu lieu en 2018, un an après l’enlèvement de la religieuse. Selon des sources locales, en 2019, une courte vidéo manifestement tournée par les ravisseurs montrait la religieuse colombienne, en vie, demandant sa libération. 

    La Congrégation des sœurs Franciscaines de Marie Immaculée a été fondée en 1893 en Colombie, par Mère Carità Brader Zahner. Celle-ci fut béatifiée en 2003 par le pape Jean-Paul II qui, dans son homélie, a rappelé ses dernières volontés : « N’abandonnez pas les bonnes œuvres, l’aumône et beaucoup de charité envers les pauvres. » « Belle leçon, avait-il ajouté, d’une vie missionnaire au service de Dieu et des hommes ! » 

    S’il vous plaît, priez pour sa sécurité et sa libération !

    https://don.aed-france.org/careme-temoin12

  • Turquie : Père Andrea Santoro

     


     

     

    Le 5 février 2006, le père Andrea Santoro, prêtre italien, a été assassiné dans son église de Notre-Dame, à Trébisonda, en Turquie (une ville de la mer Noire), alors qu’il priait, peu après avoir célébré l’Eucharistie. Il a été abattu d’une balle dans le dos à deux reprises par un jeune homme de 16 ans qui a crié « Allahu Akbar ! » alors qu’il lui tirait dessus. Son meurtrier a reconnu avoir agi pour se venger des caricatures de Mahomet, publiées peu de temps auparavant dans la presse occidentale.

    Le père Santoro avait été ordonné à Rome en 1970 et vivait en Turquie depuis l’an 2000, où il travaillait à la promotion du dialogue entre chrétiens et musulmans

    https://don.aed-france.org/careme-temoin13

     

  • Syrie : Quatre enfants et leur catéchiste

     

     

    Le 12 mai 2019, dans une zone rurale au nord de la ville de Hama en Syrie, le village chrétien d’Al-Sekelbiya a été la cible d’une attaque à la roquette, par les milices dites rebelles. 

    Quatre enfants d’une classe de catéchisme (Bashar, Angy, Suheir et Jessica), âgés de 6 à 10 ans, sont morts dans l’attaque, ainsi que leur catéchiste, M’kashkash (40 ans) et de nombreux autres enfants ont été blessés. Ils appartenaient tous à la communauté orthodoxe grecque. 

     

     Action de l'AED : Rien qu’en 2018, plus de 1000 enfants sont morts ou ont été blessés en Syrie, tandis que des milliers d’autres portent encore les cicatrices de la guerre. Ils ont non seulement besoin d’une aide humanitaire matérielle, mais aussi d’une aide psychologique pour pouvoir faire face à leur traumatisme. Chaque année, l’AED finance un certain nombre de camps d’été en Syrie, permettant ainsi à des centaines d’enfants d’échapper à leur dure réalité quotidienne et de trouver un nouvel espoir et un nouveau réconfort. Notre association prévoit actuellement de financer les six camps d’été organisés par les Jésuites à Homs pour l’été 2020. Ils bénéficieront à quelque 305 enfants et 150 élèves.

     

    Prière d’une jeune Syrienne

     

    « Mon Dieu, que cette période de confinement et d'épreuves, nous aide à mieux vous aimer et à ouvrir les yeux sur les chances que nous avons: le logement à l'abri de l'épidémie, la nourriture suffisante. 

    Seigneur Jésus, aidez-nous à mieux comprendre ce que vivent les chrétiens persécutés de Syrie qui n'ont pas de logement pour se protéger de cette maladie, ni assez d'argent pour se nourrir. Oui, Seigneur Jésus, les chances que nous avons sont grandes ! 

    Merci Jésus ! »

    Prière écrite par A.M., jeune syrienne de 10 ans réfugiée en France

     

     

  • Somalie : Sœur Leonella Sgorbati

     

    Le 17 septembre 2006, Sœur Leonella Sgorbati, des Missionnaires de la Consolata, a été assassinée par deux hommes, alors qu’elle marchait dans une rue de Mogadiscio, la capitale somalienne. Elle revenait de l’hôpital local pour enfants où elle travaillait comme infirmière, formant dans le même temps d’autres jeunes à faire ce travail. 

    Ses derniers mots avant de mourir étaient : « Pardonnez, pardonnez, pardonnez. »

    Mohamed Mahamud, musulman et père de quatre enfants, qui l’accompagnait ce jour-là, a tenté de se placer entre elle et les balles. Lui aussi a été tué, donnant sa vie en essayant de défendre la religieuse. 

    https://don.aed-france.org/careme-temoin10

     

  • Cameroun : Père Cosmas Omboto Ondari

     

    Le père Cosmas Omboto Ondari, âgé de 30 ans et d’origine kenyane, appartenait à la Société des Missionnaires de Saint-Joseph (Missionnaires de Mill Hill). Il a été assassiné dans la soirée du 21 novembre 2018 à Kembong, à quelques kilomètres de Mamfe, la capitale de la division Manyu de la région du Sud-Ouest au Cameroun.

    Il a été frappé à plusieurs reprises par des balles tirées par une patrouille de soldats des forces de sécurité, alors qu’il se tenait à la porte de son église, Saint-Martin de Tours, où il était prêtre assistant. 

    https://don.aed-france.org/careme-temoin31

     

  • Haïti : Sœur Isabel Sola Matas

     

     

    Sœur Isabel Sola Matas, 51 ans et originaire de Barcelone en Espagne, a été assassinée le 3 septembre 2016 en Haïti, alors qu’elle circulait sur une avenue de Bel Air, un bidonville sur une colline au centre de la capitale haïtienne Port-au-Prince. Elle a été abattue de deux balles dans la poitrine par deux individus sur un cyclomoteur, en plein jour, à un carrefour, dans ce qui était évidemment un vol qualifié. Haïti est l’un des pays les plus dangereux d’Amérique centrale. 

    Sœur Isabel vivait dans le pays depuis 2008, au service des plus pauvres de la population, y compris des victimes du tremblement de terre dévastateur de 2010. Elle a participé à la fourniture d’aide alimentaire et à l’éducation. Elle était infirmière de formation et avait également mis en place un atelier de fabrication de membres artificiels pour les personnes mutilées à cause du tremblement de terre. Elle avait déjà écrit un testament personnel déclarant : « J’espère pouvoir continuer au moins à faire ce que j’ai toujours aimé faire, engager ma vie, aimer mon peuple, servir. » 

    https://don.aed-france.org/careme-temoin27

     

  • Pauline Jaricot, la faiseuse de plans

    Le curé d’Ars parlait d’elle en ces termes : « Ô mes frères, je connais quelqu’un qui a beaucoup de croix, et de très lourdes, et qui les porte avec un grand amour : c’est mademoiselle Jaricot. » Pauline Jaricot est née dans une riche famille de soyeux de Lyon en juillet 1799. Elle décide de se consacrer entièrement à Dieu après avoir entendu un sermon qui la bouleverse...Quand le pape Jean XXIII signe en 1963 le décret la proclamant vénérable il s’écrie, la voix brisée par l’émotion : « Pourquoi lui ont-ils fait tant de mal ? »

     

     

     

  • François Bégaudeau : "La foi, j’aimerais l’avoir"

     

    Réalisateur, chanteur, parolier, chroniqueur... François Begaudeau est bien sûr l’auteur d’"Entre les murs", récit de son quotidien d’enseignant en zone d’éducation prioritaire, dont l’adaptation cinématographique a reçu la Palme d’or à Cannes. Né dans une famille communiste et anticléricale, il est troublé par la question de la foi et en particulier par la foi chrétienne. Le questionnement n’est pas toujours source de quiétude, mais l’inquiétude est manifestement compatible avec la joie...

     

     

     

  • La Vie Eternelle

     

    Après la mort ? Que devenons-nous ? Que devient notre âme? Où se trouve-t-elle après la mort? Qu’est-ce que l’Espérance et comment l’acquérir ? Comment la garder après la perte d’un être ou plusieurs êtres chers ? Peut-on communiquer avec les âmes ? Peut-on prier pour elles ? Intercèdent-elles pour nous ? Etc ...

    Pour répondre à toutes ces interrogations, nous irons à la rencontre des membres de la communauté Saint Martin qui depuis 2001, entre autres lieux, ont la responsabilité du premier et plus grand centre mondial de la prière pour les défunts et les âmes les plus délaissées du Purgatoire ; Le sanctuaire de Notre Dame de Montligeon. 

    UNE COPRODUCTION KTO/KRE FILM MAKERS 2019 - Réalisé par Sabrina & Steven J. GunneIl

     

     

     

  • Pierre Teilhard de Chardin: " Le visionnaire de l'espérance "

     

    Loin du récit biographique, ce film nous invite à partager aux côtés de Teilhard de Chardin une grande aventure humaine, métaphysique et spirituelle. La pensée de Teilhard de Chardin, infiniment complexe, subtile, profonde, et en même temps tellement simple, tournée vers l’essentiel, l’Amour, nous guide tout au long d’un voyage bouleversant à travers ses textes, éclairés par des témoins particulièrement érudits et remarquables, grands connaisseurs de Teilhard...

     

     

     

  • Les Frères d'Echourgnac

     

    À Échourgnac, en Dordogne, le prieuré Saint-Jean-Baptiste de la congrégation Notre Dame d’Espérance accueille dans une vie bénédictine familiale des frères malades, fragiles ou handicapés. Une dizaine de moines occupent une grande ferme et sont aidés dans leurs tâches quotidiennes par les agriculteurs et les amis du prieuré. Les frères partent régulièrement se ressourcer chez leurs voisines, les soeurs cisterciennes de l’abbaye Notre-Dame-de-Bonne-Espérance...

     

     

     

  • M comme Marie

     

    En France, au XIXème siècle, on recense cinq apparitions de la Vierge Marie reconnues par l'Eglise : Lourdes, Pontmain, Pellevoisin, Paris (rue du Bac), La Salette. Cinq lieux qui, reliés dans un certain ordre, forment la lettre M... Comme Marie.

    Deux amis partent en Harley Davidson à la rencontre de cette femme qui a une place privilégiée dans l'Eglise catholique, dans leur coeur et celui de nombreux croyants... ( cliquer sur Youtube pour la visionner)

     

     

     

  • Aude Carré, artiste peintre

    Ce reportage nous emmène dans le centre de Bruxelles, au sein d'un atelier d'artiste collégial, pour découvrir Aude Carré. Cette artiste peintre française a trouvé ici son lieu d'inspiration. Ses peintures abstraites mais pleines de sens, surgissent sur des plaques de métal. Une technique originale qui donne à voir des "ciels" chargés et lumineux, véritables miroirs de ce qu'Aude vit intérieurement. Car Aude lutte contre un cancer avec une joie et une espérance tirées d'une foi à toute épreuve.

     

     

  • Père Cédric Anastase:

    Ordonné il y a trois ans pour le diocèse de Paris, le Père Cédric Anastase, la trentaine souriante, vient de publier le premier volume d'une trilogie: "Debout les gars!" (Ed. Emmanuel)...

     

     

  • Simone Weil (1909-1943), la vie au risque de la vérité

    Albert Camus disait d'elle : "c'est le seul grand esprit de notre temps". Ce documentaire retrace la vie étonnante de cette jeune fille bourgeoise d'origine juive, animée d'une soif d'absolu, qui est partie de la philosophie pour aller vers Dieu.  Comme elle le disait elle-même, « il faut écrire des choses éternelles pour être sûr qu'elle soient d'actualité ...»

     

     

  • Marie Noël, entre le monde et Dieu

    Marie Noël se nommait Marie Rouget. À Auxerre, où elle naquit le 16 février 1883 et où elle résida jusqu'à sa mort, à 84 ans, le 23 décembre 1967, on l'appelle toujours joliment « la fille poussée au son des cloches ». En Bourgogne, le souvenir de la vieille demoiselle est à tout jamais présent. C'est que la vie de Marie Rouget n'est pas commune. Bien longtemps, en effet, beaucoup ignorèrent que celle qui allait devenir Marie Noël, la Marie Noël qu'admirèrent Aragon, Colette, François Mauriac, Montherlant et qui obtint le Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre, était l'auteur prolifique de récits, de chansons, de berceuses, de complaintes, de contes, de poèmes et de psaumes qui la délivraient de l'attente, des ténèbres, du doute et de l'effroi de la mort. Une vie de lutte incessante, au fil des mots, contre le mal auquel seul peut répondre l'amour. Tour à tour émerveillée, joyeuse et soumise, Marie Noël fut une catholique ardente et sincère, toute donnée à Dieu, jusque dans l'épreuve. Rebelle, elle dialogua néanmoins jusqu'à sa mort avec le Seigneur, feignant d'ignorer qu'on peut discuter tant que l'on veut avec Dieu, tôt ou tard, c'est Lui qui a le dernier mot. Une inoubliable promenade sur des chemins de poésie au pays de la sérénité, dans les pas d'une grande figure du christianisme qui, s'usant le corps et l'âme, se perdit dans la vie des autres.

     

  • Père René-Luc. Sa vie est parabole...

    A l´instar de Jésus lui-même, le père René-Luc, fondateur avec Mgr Carré de CapMissio, l´école de Mission de Montpellier, utilise le moyen des paraboles pour annoncer simplement la Parole au monde actuel. A ce sujet, les éditions Plon viennent de publier son nouveau livre intitulé « 15 paraboles tournées vers l´Essentiel ». Sur le plateau d´Un Coeur qui écoute, le père René-Luc, ancien voyou élevé par un truand, vient nous parler de ce livre et du chemin spirituel qu´il a suivi pour être plus proche de Jésus.

     

     

  • Alexandre Jollien et Ladji Diallo

    Alexandre Jollien vit avec une infirmité motrice cérébrale depuis sa naissance, il décrit son itinéraire spirituel qui l'a amené à s'exiler avec toute sa famille en Corée du Sud. En puisant dans le bouddhisme et dans les mystiques chrétiens tels que "Maître Eckhart" il raconte comment il réussit ainsi à approfondir sa foi : "Vivre sans pourquoi c'est arrêter de vouloir prouver quoi que ce soit et aimer le premier venu sans rien exiger de lui en retour". Une soif de l'autre qui est également au coeur de la seconde partie d'émission, avec le parcours étonnant du conteur, comédien et chanteur Ladji Diallo. Issu d'une famille musulmane d'origine malienne, son adolescence vécue en banlieue parisienne le conduit vers la délinquance et la violence. Son père l'envoie alors en colonie de vacance dans les Pyrénées près de Lourdes. Bouleversé par ce lieu sacré, il y trouve la paix et une nouvelle source qui peu à peu le conduit à devenir chrétien...

     

  • Grégory Turpin du Carmel à l'Olympia

    Grégory Turpin revisite pour nous son parcours, parcours où Sainte Thérèse occupe une place toute particulière. Il nous explique comment il en est venu à chanter ses poèmes...

     

     

  • Jean-Claude Gianadda, le troubadour de Dieu

    Aujourd´hui retraité de l'enseignement, cet ancien Directeur du collège Saint Bruno à Marseille, n´a pas lâché sa guitare et poursuit ses tournées de concerts en France et dans le monde pour chanter Jésus Christ. Il nous interprète ici un de ses titres phares.

     

  • Saint-Pierre-Julien Eymard

    Le curé d'Ars appelait le père Pierre-Julien Eymard " mon saint ". C'est tout dire. Passionné de l'Eucharistie, celui qui "allumait le feu dans les âmes" a tracé en effet par sa vie et ses oeuvres, les lignes d'une spiritualité eucharistique ouverte à tous. Jusqu'à fonder, respectivement en 1856 et 1859, deux instituts voués à l'Eucharistie : les Religieux du Saint-Sacrement et les Servantes du Saint-Sacrement, qui ont essaimé, et continuent de nos jours à s'implanter, dans le monde entier. Marcher sur les pas de saint Pierre-Julien Eymard, c'est faire un pèlerinage au coeur du Dauphiné et du massif des Alpes : bien sûr à La Mure, où il naquit le 4 février 1811 et où il mourut, épuisé, le 1er aôut 1868, à 57ans, mais aussi à Grenoble, Chatte, Saint Romans et Monteynard. À Fourvière, le Laus, la Salette, Notre-Dame de l'Osier, Rome et Paris également. 

    Diffusé le 03/06/2018 / KTOTV/ Durée : 52 minutes

     

     

  • Jean Vanier, ami du pauvre

    Jean Vanier nous expose la beauté des plus faibles et des plus petits...

     

     

  • Fatima, 100 ans sous le regard de Marie

    Du 13 mai au 13 octobre 1917, à Cova da Iria, petit village du centre du Portugal, la Vierge apparaît à 6 reprises à 3 jeunes bergers, Lucie et ses cousins Jacinthe et François. Elle leur demande de prier tous les jours le chapelet pour la conversion des pécheurs. À l´occasion du centenaire de ces apparitions, le magazine Hors-les-murs vous emmène au sanctuaire de Fátima, bâti sur les lieux des apparitions à partir de 1919. Près de cinq millions de pèlerins du monde entier s´y rendent chaque année. Que viennent-ils chercher ici ?  En quoi le message de la Vierge nous rejoint aujourd´hui ? 

     

     

  • Xavier Emmanuelli, cofondateur de « Médecins sans frontières »

    C´est un homme profondément engagé, Xavier Emmanuelli ne se contente pas d´être médecin urgentiste bien que ce soit sa vocation première... Il est également cofondateur de « Médecins sans frontières » en 1971, fondateur du Samu social en 1993, il est actuellement le président du Samu social international qu´il a fondé en 1998. Il se livre avec profondeur sur ses combats et sur sa foi de plus en plus présente au fil de son existence...

     

     

  • Des écrivains à Solesmes

    L´abbaye Saint-Pierre de Solesmes, située dans la Sarthe, doit sa rénommée internationale à Dom Prosper Guéranger, restaurateur en 1833 de l´ordre Bénédictin en France. Le sens du beau, le soin apporté à la liturgie et la volonté de cultiver le chant grégorien sont au coeur de la restauration initiée par Dom Guéranger.Ce documentaire évoque plusieurs figures littéraires qui ont eu des relations fécondes avec l´Abbaye Saint-Pierre de Solesmes et ses moines...

     

     

  • Notre Dame de la Salette

    Lieu du second pèlerinage de France après Lourdes...Le 19 septembre 1846 dans les alpages au dessus du village de La Salette dans le département de l'Isère, deux enfants bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, disent avoir rencontré " une Belle Dame" en pleurs, toute de lumière...Elle leur confie un message de conversion pour "tout son peuple"...

     

    Chant Jean-Claude Gianadda

     

  • Alain Mejias : l'ancien anar devenu fan de Marie

    Artiste anarchiste, athée sans Dieu ni maître vivant dans un univers 100% "sexe, drogue et rock'n'roll", Alain Mejias se convertit en 2013. Pourtant il ne demandait rien à Dieu, ne Le cherchait pas et voilà qu'un jour, "La Vierge Marie est venue à ma rencontre le dimanche 8 septembre 2013 alors que je me promenais rue d´Assas..."

     

  • La foi d'écrire avec Christian Bobin

     

    Claude Clorennec retranscrit dans ce documentaire l’extrême délicatesse de l’écrivain Christian Bobin. Fils d’un père dessinateur à l’usine Schneider du Creusot et d’une mère calqueuse, son œuvre puise dans les souvenirs de son enfance, marquée par la solitude et l’atmosphère des hauts fourneaux. Les bruits des vélos des ouvriers à la sortie de l’usine, le rythme des marteaux pilons, nourrissent l’imaginaire de Christian Bobin, qui porte sur le travail un regard distancié. « Ivrognes de l’efficacité », les hommes justifient leur existence par le travail et demeurent prisonniers des apparences, niant leur pudeur, leur sensibilité. Christian Bobin écrit pour cette « majorité taciturne qui mange sa vie en silence, qui traverse sa vie sur la pointe des pieds »...

     

     

  • Marthe Robin

     

    Biographie de Marthe Robin, l'une des plus grandes figures spirituelles du XXe siècle. A l'origine des Foyers de Charité, son procès de béatification est en cours.